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Premier diplomate bédouin

Ynet, 22 juin

Ismaïl Khaldi, Bédouin de 35 ans, était un berger. Il vient d’être nommé Consul d’Israël à San Francisco. Premier diplomate bédouin, il va aller s’installer aux Etats-Unis avec sa famille d’ici quelques semaines pour occuper ses nouvelles fonctions.

 

Originaire du village de Khawalid, à l’est de Haïfa, Ismaïl Khaldi n’a pas de problème pour expliquer comment un membre d’un groupe minoritaire peut représenter l’Etat d’Israël : « Les démocraties occidentales ont beaucoup à apprendre de la démocratie israélienne. Oui, nous faisons des erreurs, mais qui n’en fait pas ? (…)  Si nous avons échoué une fois et n’avons pu expliquer qu’Israël est un pays normal, nous devons essayer encore et encore jusqu’à ce que cela change. Et cela changera. »

 

Il ne comprend pas pourquoi il doit sans cesse expliquer son amour pour Israël. « J’ai grandi parmi des Juifs israéliens, pour la plupart membre du kibboutz Kfar Hamaccabi. Et ils ne m’ont jamais considéré comme étant différent. Je me suis toujours senti égal. C’est un Etat juif, mais je fait partie intégrante du pays, et mon identité est israélienne, non palestinienne » précise-t-il.

 

Khaldi a étudié les sciences politiques à l’Université de Haïfa tout en travaillant dans un kibboutz pour gagner de l’argent. Là, il a rencontré de jeunes américains et canadiens, a sympathisé avec eux et a voulu découvrir les Etats-Unis, ce qu’il fit. Revenu en Israël, il a terminé sa licence, puis a été volontaire dans la police des frontières. Il a passé ensuite une maîtrise en relations internationales à l’Université de Tel-Aviv. Plus tard, après avoir travaillé à l’ambassade américaine et au ministère de la Défense, il a suivi les cours pour passer l’examen d’entrée au Ministère israélien des Affaires étrangères. Durant le désengagement de Gaza (Août 2005), il a été nommé par le gouvernement chargé des contacts avec les médias arabes.  « En aucune circonstance je n’ai senti que je devais dire qu’Israël était l’ange Gabriel et les Palestiniens le diable. Les check-points et la clôture de sécurité ne sont pas là dans le but de nuire aux Palestiniens, mais il y a une réalité qui impose sa loi, et à ce stade, c’est la façon la plus sûre de stopper les bombes humaines, même si parfois cela échoue. C’est vraiment dommage que le monde ne voie pas la façon dont nos services médicaux aident les Palestiniens. »


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