Le Conseil des ministres a discuté le 15 janvier dernier des procédures pour les prochaines élections législatives palestiniennes. Ehud Olmert a déclaré que « les Palestiniens, en violation des accords*, ont décidé d’autoriser le Hamas à participer aux élections pour la première fois. Israël a exprimé sa position : bien que, à la suite de la participation du Hamas aux élections, Israël ne peut coopérer avec eux, il ne les en empêchera pas. Le Président Abu Mazen a promis aux Américains et à la communauté internationale qu’après les élections, et suivant leurs résultats, il serait en mesure d’inclure les organisations terroristes dans la structure politique palestinienne et de les démanteler. » Le Cabinet a toutefois condamné la participation du Hamas aux élections : cette organisation « qui appelle à la destruction d’Israël, compromet fondamentalement la légitimité des élections et contrevient à l’accord intérimaire, tout comme elle viole les critères internationaux concernant la participation aux élections de partis qui soutiennent la violence et le terrorisme ». Le Cabinet a autorisé les habitants arabes israéliens de Jérusalem-Est de participer au scrutin, avec toutefois une campagne électorale interdite à Jérusalem pour les personnes affiliées à des organisations terroristes**. Les signes et les symboles de ces organisations seront également interdits. Répondant à un journaliste le 17 janvier dernier, Ehud Olmert a rappelé que lors des précédentes élections palestiniennes en 1996 et en 2005, il avait soutenu le fait que les Arabes israéliens de Jérusalem participent au vote. « Je présume que la plupart des Israéliens préfèrent que les habitants arabes de Jérusalem-Est ne participent pas aux élections israéliennes mais aux élections de l’Etat avec lequel ils s’identifient, c'est-à-dire un Etat palestinien ». * L’accord intérimaire israélo-palestinien d’Oslo du 28 septembre 1995 stipule, dans le « Protocole sur les Elections » (Annexe II, article III) : « La nomination de tout candidat, parti ou coalition sera refusée, et une telle nomination ou enregistrement une fois fait sera annulé, si ce candidat, ce parti ou cette coalition : 1) commet ou plaide le racisme, ou 2) poursuit la mise en oeuvre de ses buts par des moyens illégaux ou non démocratiques. ** Le Cabinet a rappelé l’article 3a de la Loi de mise en œuvre de l’accord Gaza-Jéricho (1994) et l’article 4 de l’accord intérimaire de 1995. |