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Vote unanime à l’ONU : le 27 janvier devient la journée de commémoration de la Shoah
1er novembre 2005
(Cliquez pour agrandir)
Dan Gillerman à l'ONU

Israël a présenté une proposition de résolution afin que soit instituée une journée dans le monde pour commémorer la Shoah, pour promouvoir des projets éducatifs et pour rejeter le négationnisme (partiel ou total).

 

L’Assemblée Générale de l’ONU a adopté le 1er novembre, à l’unanimité, cette résolution qui fixe au 27 janvier la journée internationale de commémoration des victimes de la Shoah. C’est la première fois que l’ONU adopte une résolution liée à la Shoah. La résolution a été parrainée 104 Etats, et elle condamne également l’intolérance religieuse, l’incitation à la haine, le harcèlement et la violence basés sur les origines ethniques ou les croyances religieuses. Kofi Annan a salué l’adoption de cette résolution.

 

Le Président de l’AG de l’ONU, Jan Eliasson, a déclaré que la journée de la Shoah doit être « un avertissement historique unificateur autour duquel nous devons nous rassembler ; pas seulement pour rappeler les crimes affreux commis dans l’historie humaine, mais aussi pour réaffirmer notre détermination sans faille à empêcher la récurrence de tels crimes ».

 

Présentant le projet de résolution, l’Ambassadeur d’Israël à l’ONU, Dan Gillerman, a rappelé que si la Shoah nous a montrés toute l’inhumanité dont est capable l’homme envers son prochain, elle a du même coup jeté les bases pour le développement des droits de l’homme, des conventions internationales contre les génocides et elle fut le point de départ de la fondation de l’ONU elle-même.

 

Il a déclaré que « la Shoah constitue une tentative barbare et systématique pour éliminer un peuple tout entier à une échelle et d’une manière sans parallèle dans l'Histoire », et que cependant, « bien que la tragédie soit unique pour le peuple juif, ses leçons demeurent universelles ».

 

Dan Gillerman a terminé son allocution par cette phrase : « Laissons tous ceux qui ont été menés à une mort sans nom recevoir un nom éternel ici, dans cette salle. Selon les mots du prophète d’Israël, Isaïe (56 : 5) : ″Et je leur donnerai, dans ma maison et dans mes murs, un mémorial (Yad) et un nom (Shem) qui ne seront pas effacés″ ».

 

« C'est plus qu'une exigence imposée par la barbarie du passé, c'est une responsabilité devant l'Histoire. Mon pays a développé depuis longtemps le principe d'un enseignement sur la Shoah dans notre système scolaire. La France, d'autre part, s'efforce de promouvoir dans toutes les enceintes européennes ce thème prioritaire. Elle le fait au sein du groupe d'action international sur la Shoah (« ITF »), créé au lendemain de la déclaration de Stockholm de janvier 2000. Elle l'a fait au sein des conférences de l'OSCE de l'année 2004 et elle a pris l'initiative au sein de l'Union européenne d'un dialogue des Ministres de l'éducation sur ce sujet » a déclaré le Ministre français des Affaires étrangères, M. Philippe Douste-Blazy qui a participé aux Nations Unies à l’adoption de la résolution.

 

M. Ronaldo Mota Sardenberg, représentant du Brésil, a affirmé que « l’Holocauste juif est le cas paradigmatique des génocides, crime qui jusque là n’avait reçu aucune définition juridique », notant que l’Holocauste juif avait conduit finalement la communauté internationale à définir le génocide comme crime contre l’humanité. 

 

 

Le représentant de la République de Corée, M. Shin Kak-Soo a déclaré que nous ne devons jamais permettre qu’une tragédie aussi horrible que celle de l’Holocauste ne se reproduise.  « Mais, à notre honte, nous assistons aujourd’hui encore à trop de génocides et crimes contre l’humanité, de Srebrenica à Kigali et au Darfour » a-t-il déploré.

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