 | | (Cliquez pour agrandir) | Le Hezbollah tirant ses roquettes depuis des zones habitées, août 2006 (Photo : © Newspix/News Ltd.) |
Le leader du Hezbollah chiite libanais a affirmé détenir des restes de corps de soldats de Tsahal. Hassan Nasrallah a déclaré samedi 19 janvier 2008, dans un discours prononcé devant des milliers de personnes réunies à Beyrouth, que l’armée israélienne avait laissé sur le sol libanais des restes de corps de soldats tués lors de la Seconde guerre du Liban en été 2006. « Nous avons des têtes, des mains, des pieds et un cadavre presque entier » a affirmé le leader chiite, lors de sa première sortie publique depuis la fin du conflit. Il a également menacé Israël de représailles si le Liban était attaqué. Le porte-parole de Tsahal a déclaré que les déclarations de Nasrallah « constituent un pas cruel et cynique de la part d’une organisation qui piétine les codes éthiques les plus essentiels, ne montre aucun respect pour les droits de l’homme ou pour les conventions internationales qui les gèrent.
Pire encore, son discours démontre que l’organisation terroriste Hezbollah viole les valeurs sacrées pour toutes les religions, y compris l’islam. Nous en appelons à ceux qui ont un minimum de sens commun à le considérer comme lâche et à le condamner. » Le journal libanais Al Akhbar a publié lundi une photo de la plaque d'identité du sergent chef Ron Machia'h, mort à l'âge de 33 ans dans un crash d'hélicoptère, lors des affrontements de l'été 2006 au Liban. Cette nouvelle provocation s'inscrit dans le cadre de la guerre psychologique menée contre Israël par le chef du Hezbollah. Motti Machia'h, frère du soldat tué, a pour sa part précisé que le corps du défunt était intact lors de son enterrement : « Pour ce que nous en savons, sa plaque d'identité compte parmi les quelques objets restés sur place, après l'évacuation des corps ». Il a par ailleurs assuré que sa famille n'avait nullement l'intention de « faire le jeu de Nassrallah ». Yaakov Kedar, le père de la veuve de Ron Mashia'h, a déclaré ne pas vouloir du « chantage émotionnel » de Nassrallah. |