La conférence s’est réunie le 17 décembre à Paris avec la participation de délégations de 87 pays et organisations internationales. Elle s’est ouverte par le discours du Président français Nicolas Sarkozy qui la présidait. Sa mission - rassembler des fonds à destination de l’Autorité Palestinienne- a été accomplie, puisqu’elle a collectée pas moins de 7,4 milliards de dollars, dont 3,4 pour l’année 2008. Lire ci-dessous, des extraits du discours de la vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Tsipi Livni. « …Notre réunion témoigne du soutien au processus bilatéral et à la reconnaissance de la nécessité d’établir les fondations du futur Etat palestinien, vivant progressivement avec Israël, dans la sécurité et la paix. Nous partageons la vision commune d’un avenir de paix. Dans le même temps, nous savons que pour rétablir la foi dans le processus de paix, nous devons également améliorer la réalité économique et sécuritaire dès à présent.
Je suis ici parce que la création d’un Etat palestinien pacifique et prospère, qui respecte la loi, maintient l’ordre, et remplit les légitimes aspirations nationales de son peuple, n’est pas seulement un rêve palestinien, c’est aussi l’intérêt des Israéliens.
Je sais également que le chemin qui s’offre à nous ne sera pas facile.
Nous sommes réunis ici dans une vision commune d'un avenir de paix. Ceux qui se sont retrouvés ici partagent cette vision mais comprennent aussi que pour restaurer la confiance dans le processus de paix, nous devons non seulement édifier les fondations pour le futur mais également améliorer la réalité présente, vers la sécurité et le développement économique…. »
« …Ceci ne signifie évidemment pas que nous pouvons ignorer les obstacles qui nous attendent. Nous devons y faire face, sans pour autant en être prisonniers. La situation créée par la prise de pouvoir du Hamas à Gaza a engendré une terreur quotidienne pour les familles israéliennes, ainsi que la privation au sein du peuple palestinien, sans oublier Gilad Shalit qui est toujours son prisonnier ; tout cela nous est très difficile à supporter. La provocation, le terrorisme, les caches d’armes, tout cela continue de façon parfaitement illégale. Ce pourrait être une excuse au statut quo. Bien que ces obstacles actuels soient énormes, notre détermination commune à ne pas nous laisser submerger par cette réalité doit être encore plus grande… »
« …Attendre passivement sur le bord du chemin en espérant un changement, n’est pas la façon de faire des dirigeants israéliens. Nous devons agir pour engendrer le changement, ensemble avec nos collègues palestiniens. Nous nous félicitons des efforts renouvelés, de la détermination et du leadership du Président Abbas et de son Premier ministre Fayad dans cet effort crucial. Les Etats et Institutions ici présents ont également un rôle primordial à jouer. Votre assistance est indispensable, comme votre contrôle, pour s’assurer que l’aide économique est utilisée à bon escient, et afin de ne pas répéter les erreurs du passé.
A mes collègues arabes je voudrais dire combien leur présence à Annapolis était d’une importance décisive, et que leur présence aujourd’hui l’est peut-être encore plus. Les Palestiniens, les Israéliens, et leurs dirigeants, ont besoin de savoir qu’ils ne sont pas seuls pour surmonter les épreuves qui les attendent avec les risques qui y sont attenants. Toute la région doit nous soutenir, prendre des mesures concrètes pour nous aider à avancer, pas à pas, vers une paix authentique et durable…
J’ai précédemment parlé du fait que pour que la paix s’impose, la sécurité d’Israël doit être une préoccupation palestinienne, de la même façon que l’Etat palestinien représente un intérêt pour les Israéliens. Je crois que le Président Abbas et le Premier ministre Fayad sont nos partenaires. Ils partagent cette même appréciation de la situation. Aujourd’hui nous avons besoin de vous, membres de la communauté internationale, pour que vous aussi, vous partagiez cette vision des choses. Nous avons besoin que vous compreniez que le bien-être des Palestiniens et la sécurité d’Israël ne sont pas des intérêts concurrents, mais bel et bien des éléments interdépendants.
Israël s’engage à la réalisation d’un Etat palestinien viable. Nous souhaitons que soient levés tous les obstacles à la bonne économie et à la qualité de vie des Palestiniens. Nous n’avons aucun désir de contrôler la vie des Palestiniens. Nous ne souhaitons pas que l’Israélien, dans l’imaginaire palestinien, soit un soldat à un poste de contrôle. Mais nous savons que faire tous ces efforts pour améliorer la qualité de vie, signifie également faire tous les efforts pour faire cesser les menaces que constituent la terreur et la violence."
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