Le Procureur de l’Etat, Menahem Mazuz, a décidé le lundi 29 octobre de geler le plan du ministère de la Défense qui consistait à réduire l’approvisionnement en électricité à la bande de Gaza, réduction de 1 pour cent sur de courtes périodes de temps (Israël pourvoit 50 pour cent de l’électricité à la bande de Gaza). Ce plan avait été décidé en réaction aux tirs quotidiens de roquettes sur Israël à partir de la bande de Gaza. Le Procureur de l’Etat a par contre accepté que d’autres mesures soit appliquées à la bande de Gaza, comme la rupture des liens commerciaux et économiques. Concernant les coupures d’électricité, Menahem Mazuz a déclaré que de telles sanctions doivent être « conditionnées au risque d’exacerbation de difficultés humanitaires pour la population civile à Gaza ». C'est-à-dire qu’un travail préparatoire doit être fait avant l’application de ces mesures, précise le Procureur d’Etat, afin qu’elles ne provoquent pas de tort à la population civile de Gaza. Pour exemple, Menahem Mazuz propose que l’armée informe les hôpitaux de son intention de couper l’électricité suffisamment à l’avance pour que ceux-ci puissent mettre en route leur générateur. La décision de M. Mazuz a été prise après consultations auprès des ministères de la Défense, des Affaires étrangères, du cabinet du Premier ministre, du Conseil National de Sécurité et d’autres organismes. Le ministère de la Défense est préoccupé par l’émergence d’une entité islamiste à Gaza hautement militarisée. Ces derniers mois, des formations militaires associées au Hamas ont amélioré leurs capacités tactiques, avec en outre le soutien de l’Iran (entraînement et conseils). Les forces sur le terrain ont notamment observé le développement d’un réseau de bunkers le long de la clôture de séparation entre Gaza et Israël. On se souvient qu’un tel réseau avait joué un rôle central dans les difficultés rencontrées par Tsahal au sud-Liban durant la Seconde guerre du Liban en été 2006. Lors d’une rencontre lundi dernier à Jérusalem entre le Président israélien Shimon Pérès et Benita Ferrero-Waldner, la commissaire européenne pour les relations extérieures, le premier a déclaré qu’Israël n’a aucunement l’intention de renoncer à son droit de défendre ses citoyens. L’Europe doit comprendre, a dit le Président, que les sanctions contre le Hamas sont un résultat direct des attaques contre Israël, précisant que l’on oubliait un peu vite la population civile israélienne, notamment de Sdérot et des alentours, bombardée quotidiennement. |