 | | (Cliquez pour agrandir) | | Réfugié soudanaise et ses enfants à la frontière israélo-égyptienne (Photo : Meir Azoulay, Ynet) |
Fondé notamment comme refuge pour les Juifs victimes d’oppression, Israël ne demeure pas indifférent à la souffrance des autres. Il a à plusieurs occasions exprimé son horreur et son profond souci concernant les atrocités et la situation au Darfour. Israël s’est engagé avec la communauté internationale à trouver des solutions adéquates pour aider les victimes de cette crise, et a effectué plusieurs missions humanitaires en Afrique, dans des camps de réfugiés pour Soudanais, outre l’envoi de fournitures humanitaires et de fonds, en coordination avec l’ONU (voir nos différents articles : 27 juillet 2007 : Les réfugiés du Darfour y voient plus clair ; 27 juin 2007 : Israël en aide aux réfugiés soudanais ; 12 janvier 2007 : Prend-moi sous ton aile ; 1er novembre 2006 : Israël envoie de l’aide au Darfour : Lire). L’autre aspect de l’aide concerne Israël de très près, puisque depuis plusieurs mois, des centaines d’Africains sont entrés en Israël via l’Egypte (voir « PM Olmert holds discussion on infiltrations into Israel via the Egyptian border » du 1er juillet 2007). Parmi ces Africains, beaucoup ne sont pas originaires du Darfour, ni même du Soudan, mais sont souvent motivés par des raisons économiques. La situation est délicate à gérer pour Israël, qui doit à la fois veiller au côté humanitaire et demeurer vigilant pour des raisons de sécurité, d’autant qu’Al-Qaeda est présente au Soudan et qu’il est très facile pour un terroriste de se faire passer pour un réfugié. Pour autant, le gouvernement israélien a décidé d’accorder l’asile à 500 réfugiés du Darfour demeurant déjà en Israël. Israël ne partage pas de frontière avec le Soudan, pays avec lequel il n’a même pas de relations diplomatiques. Les réfugiés doivent ainsi traverser l’Egypte et pénétrer illégalement en Israël via la frontière israélo-égyptienne. Certains de ces Africains ont déjà été reconnus comme réfugiés en Egypte même par le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU. L’Egypte est signataire de la Convention de 1951 sur les réfugiés et responsable de leur sécurité. Par conséquent, les Africains qui sont renvoyés en Egypte le sont en coordination avec le HCR et les autorités égyptiennes, et avec l’assurance qu’ils ne seront pas expulsés vers le Soudan. Ils sont auparavant entendus pour connaître précisément leur situation et être sûr que leur vie ne sera pas mise en danger. La solution au problème des réfugiés soudanais ne peut être trouvée en Israël uniquement. Israël prend une part importante dans l’aide humanitaire fournie en coopération avec la communauté internationale, et sur la base d’une aide multilatérale. A lire : « D'un geste à l'autre », de Christian Makarian, l’Express du 14 août 2007, sur l’intervention humanitaire d’Israël à l’égard des réfugiés du Darfour. |