Le premier ministre Olmert a indiqué clairement qu'Israël suit avec attention les développements dans le monde arabe et notamment les développements positifs dans les pays arabes modérés : « Nous espérons beaucoup que lors de la réunion des chefs d'Etat arabes à Riyad [sommet arabe fin mars 2007], les éléments positifs exprimés dans l'initiative saoudienne seront réaffirmés et que les chances des négociations entre nous et les Palestiniens seront renforcées. » Ehud Olmert, tout comme la ministre des Affaires étrangères Tsipi Livni, ont déclaré que pour peu que certains changements soient apportés à l’initiative saoudienne, elle pourrait servir de base à un processus politique renouvelé avec les Palestiniens (Israël cherchant par ailleurs l’application des 3 conditions du Quatuor : abandon du terrorisme, respect des accords passés et reconnaissance d’Israël). L’initiative saoudienne, initiée en février 2002, propose la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 en échange d’une reconnaissance d’Israël et d’une normalisation complète avec le monde arabe. Par la suite, la notion de « droit au retour des réfugiés palestiniens », absente de l’initiative originale, fut introduite dans ce qui est devenu « l’initiative arabe de la paix ». C’est ce dernier point qu’Israël souhaite voir modifié (voir ci-dessous), car « contraire au principe de deux Etats » a souligné Tsipi Livni. Des discussions diplomatiques ont eut lieu à Washington entre des représentants américains, israéliens et saoudiens, notamment le Prince Bandar bin Sultan, le conseiller pour la sécurité nationale et principal interlocuteur du royaume saoudien avec Israël. Lire une synthèse « De l’initiative saoudienne au plan arabe de paix » |