Du 12 au 16 février derniers, Monseigneur André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a conduit un pèlerinage en Terre Sainte préparé en lien avec le Service National de l’Episcopat français pour les relations avec le Judaïsme. Avec le soutien du Ministère du Tourisme d’Israël, plus de 500 personnes ont participé à ce pèlerinage-découverte, conçu dans l’esprit de la visite du Pape Jean-Paul II : les pèlerins ont rencontré les diverses communautés et visité plusieurs institutions israéliennes et palestiniennes. Lors de son intervention dans la conférence donnée à l’Université de Tel-Aviv, « Ethique et sécurité au XXIème siècle », Mgr André Vingt-Trois a souligné devant un millier d’auditeurs que son invitation à visiter cette « Terre que nous nommons la Terre Sainte » s’inscrivait « dans le grand mouvement religieux de dialogue et d’amitié entre Juifs et Catholiques à travers le monde ». « Sans exclure des relations avec les autres religions, a-t-il poursuivi, nous catholiques, nous sommes convaincus que notre relation avec le judaïsme est une relation singulière. » Dès son arrivée à l’aéroport Ben-Gourion de Lod, Monseigneur Vingt-Trois fut invité à rompre le pain et le sel selon la tradition hébraïque, sur le tarmac où chaque pèlerin a reçu un rameau d’olivier en signe de bienvenue. « Vous pèlerins chrétiens, êtes un pont entre les Israéliens et les Palestiniens qui veulent la Paix » a déclaré le ministre du Tourisme, Itzhak Herzog. La visite de Yad Vashem fut également un temps très fort de la visite. De nombreux pèlerins se sont exclamés « on devrait nous dire tout ça en France ! » (On le dit, mais en cet endroit, les faits prennent une tout autre dimension). Tous ont été secoués au sortir du mémorial des enfants. Mgr Vingt-Trois a écrit dans le Livre d’or : « La négation du crime est un crime plus grand que le crime lui-même. » Voir les images |