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Discours d’Ehoud Olmert à la 6ème Conférence de Herzliya
24 janvier
La
Conférence de Herzliya, événement incontournable de la scène
politique israélienne, a été conclue comme chaque année par le
Premier ministre en exercice. Ehud Olmert y a rappelé l’annonce
faite par Ariel Sharon ici même, il y a deux ans (Décembre 2003), du
Plan de désengagement. Il a développé les étapes clés, tant côtés
israélien que palestinien, devant mener à une solution du conflit.
« L’existence de deux
nations, l’une juive, l’autre palestinienne, est la solution totale
de toutes les aspirations nationales et des problèmes de chacun des
deux peuples, y compris la question des réfugiés, qui seront
absorbés uniquement dans un Etat palestinien » a-t-il déclaré,
annonçant les étapes tracées par Ariel Sharon qu’il s’engage à
mettre en œuvre : renoncer à « certaines parties de la Terre
d’Israël », « créer une frontière nette, qui reflète la réalité
démographique sur le terrain », « Jérusalem unifiée sous
souveraineté israélienne », ne pas se laisser « dissuader par les
menaces d’une minorité de transgresseurs de la loi. Les avant-postes
non autorisés seront démantelés (…) Nous défendrons énergiquement
les valeurs du respect de la loi, même si nous sommes attaqués de
l’intérieur ».
Ehud Olmert a affirmé
clairement appuyer « l’établissement d’un Etat palestinien moderne,
démocratique, qui respecte les droits civils et dont l’économie soit
prospère. » Le Premier ministre par intérim a également insisté sur
les responsabilités palestiniennes : « La clé pour faire progresser
le processus politique est, pour les Palestiniens, d’abandonner la
voie de la terreur. Cela ne se fait ni par des mots, ni des
déclarations ou des promesses vides – nous en avons eu notre compte
dans le passé. (…) En 1947, les Palestiniens ont rejeté l’offre qui
leur était faite de fonder un pays. L’histoire leur a fourni une
autre occasion de fonder un Etat indépendant. La réalisation de
cette opportunité implique la renonciation à quelques-uns de leurs
rêves nationaux, exactement comme nous-mêmes avons renoncé à nos
rêves nationaux. »
Lire le discours d’Ehud Olmert traduit en français
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Tsipi Livni à
la 6ème conférence d’Herzliya
Institute for Policy and Strategy,
23 janvier
La ministre des
Affaires étrangères, de la Justice et de l’Intégration, Tsipi Livni,
a donné une conférence à la
6ème conférence d’Herzliya. Elle a insisté sur la création d’un
Etat palestinien et sur le fait de céder des territoires aux
Palestiniens pour parvenir à une solution au conflit
israélo-palestinien, mais aussi pour maintenir l’existence d’un Etat
d’Israël juif et démocratique, avec donc une majorité juive.
L’existence d’Israël,
a-t-elle ajouté, passe aussi par un processus de paix qui exclut
l’existence d’un Etat terroriste. La Feuille de route établit la
perspective d’un Etat palestinien comme but final, mais le processus
est divisé en étapes. La première étape est l’engagement de
démanteler les organisations terroristes et la démocratisation de la
société. Et de préciser : la démocratisation implique de ne pas
laisser des partis impliqués dans le terrorisme se présenter aux
élections. « Il y avait une opportunité de demander à chaque parti
qui se présentait d’abandonner la voie du terrorisme. Mais Abu Mazen
a dit qu’il ne lui fut pas possible d’appliquer ces standards, et
qu’il a inversé l’ordre des choses – autoriser les élections [au
Hamas], puis demander au parlement élu de légiférer sur cette
question » a dit la Ministre.
Le 18 janvier dernier,
lors de son discours d’investiture comme Ministre des Affaires
étrangères, Mme Livni avait déjà déclaré que « aucune
démocratie au monde n’admet que des organisations terroristes
prennent part aux élections. Les Européens ne vont pas permettre que
cela arrive en Europe, puisque ils ont appris la leçon des années
1930, où les nazis ont abusé de la démocratie ».
Vidéo avec traduction simultanée en anglais
Extrait (en
anglais) de son discours à la Conférence de Herzliya
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Assassinat de
Sasson Nuriel : arrestation d’un homme
Mfa, 24 janvier
Une opération conjointe
de Tsahal, du Service du renseignement et de la police des
frontières a permis l’arrestation, le 24 janvier dernier à Ramallah,
d’Abdullah Arar. Arar, du Hamas, est impliqué dans l’enlèvement et
l’assassinat de l’Israélien Sasson Nuriel le 21 septembre 2005.
En Septembre 2005,
d’autres membres de la cellule terroriste qui avaient planifié et
orchestré cet enlèvement à Ramallah ont été appréhendés et ont
fourni aux forces de sécurité israéliennes des informations,
notamment le fait que cette opération avait été dirigée depuis une
infrastructure du Hamas dans la bande de Gaza.
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Qui est le Hamas ?
Les points clés de ce mouvement classé
sur la liste des organisations terroristes de l’UE.
Lire le dossier
Lire la charte
du Hamas
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Mofaz : l’Iran a financé l’attentat à Tel-Aviv
22 janvier
Le Ministre israélien
de la Défense, Shaul Mofaz, a déclaré que les forces de sécurité
israéliennes possédaient « des preuves non équivoques que
l’attentat de Tel-Aviv du 19 janvier dernier [perpétré par un
terroriste du Jihad islamique] était le résultat direct de l’axe
terroriste qui lie l’Iran à la Syrie : l’Iran a donné l’argent et le
commandement du Jihad islamique à Damas a donné ses instructions
opérationnelles aux activistes de cette organisation à Naplouse ».
M. Mofaz a rappelé que l’explosion a eu lieu alors même que le
Président iranien Ahmadinejad s’entretenait avec son homologue
syrien à Damas, qualifiant cette rencontre de « sommet du
terrorisme ». Shaul Mofaz a rajouté que « Damas est le seul endroit
où Ahmadinejad soit encore le bienvenu ».
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Kenya : Israël envoie une équipe de sauvetage
Une équipe de secours israélienne est
partie le 24 janvier pour le Kenya, suite à une demande faite par le
vice-Président kenyan Moody Awori à Mme Tsipi Livni, Ministre
israélienne des Affaires étrangères. L’équipe a pour mission d’aider
à évacuer les personnes coincées sous les débris de l’immeuble
écroulé lundi 23 janvier dans la capitale, Nairobi. La délégation
israélienne comprend environ 80 personnes : des militaires experts
en sauvetage et dans la recherche de victimes ainsi que du personnel
médical…Lire
la suite.
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Réunion
extraordinaire à Yad Vashem
Mfa
Suite à la décision du
1er novembre 2005 de l'ONU qui marque le 27 janvier
comme journée internationale de la mémoire des victimes de la Shoah,
le Gouvernement israélien tiendra une réunion extraordinaire
aujourd’hui, le jeudi 26 janvier à Yad Vashem.
Pendant cette réunion,
les membres du Gouvernement recevront un rapport sur l'antisémitisme
dans le monde et discuteront, avec le comité directeur de Yad Vashem,
de la reconduction d’une exposition juive au musée d'Auschwitz-Birkenau.
Yad Vashem a lancé un
nouveau site qui fournit des informations sur la Shoah à
destination en particulier des écoles et des organisations, afin de
les aider à préparer les commémorations. On y trouve des vidéos de
témoignages, des expositions en ligne, une carte interactive qui
présente les commémorations dans le monde, des photographies (y
compris de la libération des camps le 27 janvier 1945), une base de
données des victimes etc.
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Cachet de la poste du 27
janvier
Mfa, 25 janvier
Pour marquer la journée
mondiale de commémoration
de la Shoah, la poste israélienne utilisera un cachet spécial le 27
janvier prochain : « Journée Internationale de Commémoration de la
Shoah – Résolution de l’Assemblée générale de l’ONU – 27 janvier
2006 » pourra-t-on y lire.
L’ONU a annoncé une
série d’événements pour cette journée et les jours suivants, au
siège de l’ONU à New-York et dans tous ses bureaux à travers le
monde : cérémonie à l’Assemblée générale de l’ONU avec messages de
son Secrétaire général Kofi Annan et du Prof. Yehuda Bauer,
exposition (organisée par Yad Vashem), inauguration d’une plaque
commémorative, allumage de bougies en mémoire des 6 millions de
victimes juives dans le hall d’entrée de l’ONU.
Le Ministère israélien
des Affaires étrangères a exprimé sa reconnaissance à Shashi Tharoor,
Directeur de l’Information à l’ONU, pour son implication active dans
cette journée.
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Sondage israélien
Ynet,
18 janvier
Un sondage sur le
patriotisme des Israéliens a révélé certaines données à
contre-courant, comme le fait que 77 pour cent des Arabes
israéliens, contre 66 pour cent des Juifs, considèrent qu’Israël est
mieux que la plupart des autres pays. De même, 53 pour cent des
citoyens arabes sont fiers de la politique sociale israélienne,
contre 17 pour cent des Juifs seulement. 44 pour cent de la
population arabe israélienne est fier de son « israélianité »,
contre 83 pour cent de la population juive.
Le sondage a été mené
par « the Institute for Policy and Strategy » du Centre
Interdisciplinaire de Herzliya, et ses résultats ont été présentés
d’abord au Président Moshe Katsav le 18 janvier, puis à la 6ème
Conférence d’Herzliya par le Prof. Uzi Arad (Lire
un résumé de son intervention en anglais).
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