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Pérès
à Chirac : il faut aider les pays de la région à construire des
« démocraties économiques »
Le
vice-Premier Ministre Shimon Pérès était cette semaine en visite
officielle en France et a rencontré le lundi 18 avril le Président
Chirac et le Ministre des Affaires étrangères Michel Barnier. Ils
ont discuté politique et de l'avenir économique du Proche-Orient
après la réalisation du plan de désengagement.
Shimon Pérès
a proposé à Jacques Chirac de créer un fonds social afin
d’aider les Palestiniens pour l’avenir immédiat. Il a également
évoqué un programme de coopération international qui comprendra,
entre autres, la création d'un village de loisirs « Club Med »
sur le territoire palestinien, dans la bande de Gaza. « Il ne
faut pas attendre une solution politique dans la région, mais plutôt
amener de l'espoir économique et social » a-t-il ajouté au
sortir de son rendez-vous avec le Président français. Il a également
appeler à renforcer les relations économiques entre Israël, la
Jordanie et l'Autorité Palestinienne : « Il faut aider tous
les pays à former une démocratie économique et à coopérer sur
le plan économique » a-t-il encore dit.
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Shimon
Pérès : « Une victoire du Hamas aux législatives
palestiniennes serait la fin du processus de paix »
Jérusalem
Post, 19 avril
Le
vice-Premier ministre israélien Shimon Pérès a averti dans Le
Figaro du mardi 19 avril que si l'organisation islamiste du
Hamas remportait les élections législatives palestiniennes du 17
juillet prochain, « ce sera la fin du processus de paix ».
« Le Hamas aura le pouvoir de neutraliser le gouvernement »,
a-t-il déclaré.
Il
explique : « Si le Fatah, le parti au pouvoir du président
Mahmoud Abbas, recherche une solution politique au conflit, le
Hamas, lui, recherche une solution religieuse. Tous ceux qui
souhaitent la paix doivent aider Abbas. Tant que le Hamas portera
les armes, il sera hors de question de négocier avec lui ».
Si
Pérès reconnaît que « Mahmoud Abbas fait du bon travail »,
il note que le président de l'Autorité Palestinienne « n'a
pas vaincu la terreur ». « [Abbas] met l'avenir [du
processus de paix] en danger en refusant de désarmer les militants »,
fait-il remarquer. « Un Etat ne peut pas avoir deux armées.
L'horizon politique, c'est la Feuille de route. Mais avant de
commencer à l'appliquer pleinement, on doit régler le problème de
la terreur », et ajoute : « Nous devons aider
Mahmoud Abbas davantage et nous allons le faire ».
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Ariel
Sharon et le comité pour le désengagement
19 avril
Ariel Sharon, qui dirige le
« Comité ministériel spécial pour la mise en œuvre du plan
de désengagement », a réuni ses membres le 19 avril dernier
afin de discuter des aspects civils, sociaux et économiques du désengagement.
Ariel Sharon a tenu a préciser, en
introduction, que le Gouvernement agit au-delà de ce qui était prévu
pour aider les Israéliens à évacuer la bande de Gaza et le Nord
de la Samarie.
Daniel Strul, responsable de
l’aspect social du désengagement, a présenté un kit distribué
aux résidents des implantations afin de les assister du mieux
possible. Il a annoncé qu’un standard téléphonique accessible
24h/24h va ouvrir bientôt pour répondre à toutes les questions.
Yossi Yishai, Directeur général
du ministère de l’Agriculture, a expliqué qu’il était
difficile de trouver des solutions alternatives à
l’infrastructure agricole développée dans les implantations
devant être évacuées. Le ministère de l’Agriculture est en
contact permanent avec les agriculteurs, et Israël Katz, le
Ministre de l’Agriculture, a assuré que le Gouvernement est prêt
à leur attribuer des parcelles pour qu’ils puissent entreprendre
rapidement une activité similaire.
Itzhak Herzog, le Ministre du
Logement et de la Construction, a évoqué les deux principales
missions de son ministère : trouver à la fois des habitations
temporaires et définitives. Des locations dans le Neguev sont
envisagées en attendant des solutions pérennes.
Benjamin Netanyahu, le Ministre des
Finances, a dit soutenir toute solution qui permettra de transférer
des communautés entières en tant que groupe.
Sélection de documents sur le plan
de désengagement : cliquer
ici
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Calendrier
de l'évacuation des localités juives
Haaretz,
18 avril
L'évacuation
des localités juives dans la bande de Gaza s'étendra sur 3
semaines selon l'emploi du temps suivant :
Semaine 1 : évacuation
des 3 localités du Nord de la bande de Gaza : Eleï Sinaï, Dougit,
Nissanit. Parallèlement, ou juste après, Nétsarim, qui se trouve
dans le centre de la bande de Gaza, sera également évacuée.
Semaine 2 : évacuation
du Nord de Goush Katif : Ganeï Tal, Netser Hazani, Katif, Tel Ktifa,
Shirat Hayam et Kfar Yam (probablement avec Névé Dekalim), et Kfar
Darom.
Semaine 3 : évacuation
du Sud de Goush Katif : Gan Or, Bdolah, P'at Sadé, Rafïah Yam,
Morag, Gadid, Atsmona et Shalev.
Les quatre
localités du Nord de la Samarie seront évacuées à partir de la
troisième semaine et durant la quatrième.
Le cimetière
du Goush Katif et les synagogues seront transférés en Israël
durant la cinquième semaine du retrait. De la cinquième à la
huitième semaine, Tsahal devra finaliser le démantèlement des
infrastructures (maisons, bases militaires etc.).
L'échéance
pour la fin des opérations d'évacuation est prévue pour le 30
septembre, trois jours avant le nouvel an juif.
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Augmentation
des permis d’entrée en Israël
20
avril
Le
nombre de permis d’entrée en Israël alloués aux civils
palestiniens de la bande de Gaza ont augmenté de près de 100 pour
cent dans le premier trimestre 2005. Plus de 10.000 de ces permis
ont été délivrés pour des raisons humanitaires (malades,
travailleurs sociaux, famille de membres hospitalisés en Israël ou
prisonniers) contre 5000 pour la même période l’an passé.
Les
officiers chargés de coordonner les passages ont affirmé que le
calme relatif instauré dans la région a permis cette plus grande
liberté de mouvement.
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Libération
de prisonniers
17
avril
Le
Cabinet ministériel a suggéré que le Président Moshé Katsav
examine la libération de 9 prisonniers jordaniens « qui
n’ont pas de sang sur les mains ». Ce geste intervient dans
le cadre du renforcement des relations israélo-jordaniennes, comme
geste de bonne volonté à l’égard du Roi Abdallah II. Un comité
ad hoc dirigé par le Directeur général du ministère de la
Justice, Aharon Abramovitz, a approuvé cette libération.
Le
Cabinet a également demandé au comité de faire des
recommandations sur la façon d’agir envers les Jordaniens résidant
illégalement en Israël.
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Clôture,
vous avez dit clôture ?
Medbrige
L’institut
MedBridge, présidé par l’ex Député européen François Zimeray,
a mené un groupe d’élus de gauche en Israël du 3 au 6 avril
dernier (Cf. Newsletter n°123). Après vous avoir présenté un échantillon
de réactions qui témoignaient de la découverte d’un Ariel
Sharon tellement loin de la diabolisation que l’on en fait, voici
cette semaine la chute libre d’un autre préjugé : la clôture
de sécurité. Extraits :
Jean
Gaubert, député socialiste (Côte d’Armor) : « Mon idée
de la clôture de sécurité a complètement changé. Je la
comparais toujours au mur de Berlin, ou au mur de la honte. Après
avoir écouté les différentes positions, j’ai compris que ce mur
(…) est nécessaire pour éviter des attaques terroristes qui sont
une menace à la paix ».
Jean-Pierre
Plancade, sénateur socialiste (Midi-Pyréneés) : « Après
ce voyage, j’ai réalisé que la clôture de sécurité est le
moyen le plus pacifiste de répondre à la guerre qu’ils
combattent…Ce mur est nécessaire. Il ne tue personne mais permet
d’éviter des victimes des deux côtés ».
Claude
Bartolone, ancien Ministre, député socialiste
(Seine-Saint-Denis) : « j’ai vraiment changé mon point
de vue sur le mur. Il semble que ce soit le moindre mal de façon à
établir un dialogue qui ne peut se poursuivre sous la menace des
attaques terroristes ».
Jean-Claude
Bateux, député socialiste (Seine-Maritime) : « De
loin, nous avons une vue très simplifiée du bien et du mal. Ici,
j’ai commencé à comprendre la complexité de la situation. Les
opinions deviennent plus nuancées, différentes même ».
Christophe
Bouillon, maire de Canteleu (Seine-Maritime) et Premier secrétaire
du parti socialiste : « Ce voyage m’a permis de
comprendre la réalité de la situation : l’isolement
d’Israël au milieu de pays arabes, le fait que le mur est
finalement une « clôture de protection », et de quelle
façon le terrorisme est une réelle menace à la sécurité ».
Pierre
Forgues, député socialiste (Hautes-Pyréneés) : « Une
des choses sur lesquelles j’ai totalement changé d’avis est le
« mur ». Avant que je vienne en Israël, je pensais que
c’était le mur de l’apartheid. Je comprends désormais que
c’est en fait une mesure de sécurité ».
Nathalie
Bellevin, Conseillère municipale et Secrétaire du parti
socialiste à Louviers (Eure) : « J’ai compris que le
mur le plus dangereux était celui de la haine construite entre les
deux peuples et les réactions aux attaques terroristes. Ce mur
semble finalement être le meilleur moyen de réduire la violence ».
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Marathon
de la paix Bethlehem-Jérusalem en l’honneur de Jean-Paul II
14
avril
Des
coureurs italiens, palestiniens et israéliens ont pris part jeudi
14 avril au deuxième marathon annuel de la Paix, dédié cette année
à la mémoire de Jean-Paul II. L’Ambassadeur du Vatican en Israël,
Monseigneur Pietro Sambi, a remercié les participants pour ce
« geste petit, mais significatif » et pour « leur
aspiration commune à la paix ».
Les
40 Italiens et 20 Palestiniens ont commencé la course à Bethlehem,
sur la place de la Nativité. A la sortie de la ville, le
Palestinien George Michel a passé la torche à Eyal Faloro, un des
35 participants israéliens (Juifs et Arabes). Les marathoniens sont
arrivés à Jérusalem en chantant « Shalom, Salam, Pace »,
finissant leur course devant l’église franciscaine Ad Cenaculum.
Le
Ministre israélien du Tourisme, Avraham Hirchson, le Ministre
italien Mario Baccini et Monseigneur Lieberio Andreatta, initiateur
du projet, ont félicité les coureurs.
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Mahmoud
Abbas : nous avons collecté les armes illégales
Haaretz, 19 avril
Le Président palestinien a déclaré
le 19 avril dernier que l’Autorité Palestinienne avait collecté
les armes des individus recherchés à Tulkarem et Jéricho, les 2
villes dont le contrôle sécuritaire a été récemment transféré
aux Palestiniens suivant les accords de Sharm el-Sheikh (8 février
2005). Mahmoud Abbas a ajouté que ses hommes ont déjoué des
dizaines d’attaques terroristes, et confisqué des armes, des
explosifs, des obus de mortier et des ceintures explosives devant être
portées par des kamikazes. Il a admis que bien que le calme ne soit
pas encore complet dans les territoires palestiniens, il y a eu une
baisse des attaques de 80 pour cent.
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