|
Sommet de Sharm el-Sheikh
Le lundi 25 juin, se
rencontraient à Sharm el-Sheikh, dans le Sinaï, le Premier ministre
Olmert, les Présidents Abbas et Moubarak et le Roi Abdallah II.
Ehud Olmert a estimé
que les conditions étaient mûres pour faire avancer le processus
politique entre Israël, les Palestiniens et les autres pays du
Moyen-Orient. Il a réaffirmé son soutien à l’Autorité Palestinienne
de Mahmoud Abbas et proposé des mesures immédiates, parmi lesquelles
la libération de 250 prisonniers palestiniens du Fatah (non
impliqués directement dans la mort de citoyens israéliens).
Ehud Olmert a précisé
que Mahmoud Abbas s’était engagé plus d’une fois à faire libérer
Gilad Shalit, mais qu’il s’était heurté à un mur de silence et de
cruauté de la part du Hamas. La libération de 250 prisonniers
palestiniens intervient donc sans contrepartie, comme geste de bonne
volonté envers le nouveau gouvernement palestinien. Ces 250 hommes
devront s’engager par écrit à ne pas commettre d’actes de
terrorisme.
Parmi les autres
mesures : la fourniture d’équipement aux forces palestiniennes de
sécurité ; la levée de check-points en Cisjordanie et une plus
grande facilité de circulation ; le transfert des taxes et droits de
douane dus à l’AP** ; la reprise de la coopération économique et
sécuritaire entre Israël et la Cisjordanie.
Ehud Olmert a également
accédé à la requête de Mahmoud Abbas de poursuivre
l’aide humanitaire aux Palestiniens de la bande de Gaza (malgré
une situation sécuritaire fragile et des menaces constantes
d’attaques aux points de passage entre Israël et la bande de
Gaza*) : électricité, eau, services médicaux, nourriture et
médicaments.
Lire la suite et des extraits du discours d’Ehud Olmert à Sharm
el-Sheikh
*
Le 25 juin, une attaque à la roquette contre le poste frontière de
Kerem Shalom entre Gaza et Israël a conduit à sa fermeture au
passage de fournitures humanitaires aux populations palestiniennes.
Le 18 juin, un
Palestinien a été tué et 10 autres blessés à la suite d’une attaque
par un homme armé contre un groupe de civils palestiniens.
Haut de
page
Diffuser un
message de paix et de coexistence
ONU, 26 juin
Le
Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est adressé le 26 juin
dernier au Séminaire international des médias sur la paix au
Moyen-Orient, évoquant le rôle que peuvent jouer les sociétés
civiles pour promouvoir le processus de paix. « Les médias
constituent un puissant moyen d’information permettant d’influencer
le public et de promouvoir durablement le dialogue et la
compréhension. J’espère que les personnalités du monde des médias et
les membres de la société civile qui participent à ce séminaire
rechercheront ensemble des moyens originaux de diffuser le message
de la paix et de la coexistence en ces temps troublés » a-t-il dit.
Haut de
page
L’UNESCO contre le boycott des institutions universitaires
israéliennes
Communiqué de Presse de
l’UNESCO, 22 juin 2007
Le Directeur général de
l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a exprimé sa préoccupation face à la
proposition, faite le 30 mai dernier par le Syndicat britannique des
collèges et des universités (UCU), de boycott des institutions
académiques israéliennes.
« Dans des situations
de conflit, toute opportunité de renforcer les perspectives de paix
et de dialogue – si petite soit-elle – doit être saisie. La libre
circulation des idées et des connaissances, qui est derrière toute
activité intellectuelle, est vitale pour le travail et les
institutions académiques.
(…) Nous devons
préserver l’universalité de la recherche, de l’échange et de
l’apprentissage, mais aussi soutenir toutes les activités
académiques communes qui nourrissent le partage d’expériences et
l’expertise.
Si nous croyons
vraiment à la nécessité de promouvoir une paix durable, la
démocratie et le développement, je crois que nous avons la
responsabilité morale de partager le savoir et de promouvoir la
compréhension. La coopération universitaire internationale n’est pas
un luxe, c’est une nécessité. »
Lire le communiqué
Haut de
page
L'Israélien Amos Oz remporte le prix Prince des Asturies 2007 des lettres
AFP, 27 juin
L'écrivain israélien
Amos Oz a remporté le prix Prince des Asturies des lettres pour
l'année 2007, a annoncé mercredi le jury qui décerne cette
récompense, l'une des plus prestigieuses d'Espagne.
L'oeuvre de ce
romancier et essayiste est « universellement reconnue », souligne le
jury dans un communiqué. Amos Oz est aussi « un des intellectuels
israéliens les plus impliqués dans la recherche d'une issue
pacifique au conflit entre Israël et la Palestine auquel il a
consacré la majeure partie de sa production ». Né à Jérusalem en
1939, Amos Oz est considéré par la critique comme « l'un des
principaux auteurs de la nouvelle littérature israélienne » et son
oeuvre a été traduite en plus de 30 langues.
Il est également le
cofondateur du mouvement politique « la Paix Maintenant » favorable
à la négociation avec les Palestiniens et contre la colonisation des
territoires palestiniens. Parmi ses romans, on peut relever « Ne
l'appelle pas la nuit » (1994), « Une panthère dans la cave »
(1995), « Soudain dans la forêt profonde » (2005) et le roman
autobiographique « Une histoire d'amour et de ténèbres » (2003).
Le Prix Prince des
Asturies des Lettres est attribué chaque année depuis 1981 à « une
personne, un groupe de personnes ou une institution dont le travail
de création ou de recherche représente une contribution importante à
la culture universelle dans les domaines de la littérature ou de la
linguistique ».
Ce prix, doté de 50.000
euros, sera officiellement remis en octobre au lauréat, par
l'héritier de la couronne espagnole, le Prince Felipe. Ce prix avait
récompensé en 2006 l'écrivain américain Paul Auster.
Haut de
page
L’antisémitisme « made in Iran »
Americain Jewish Committee
(AJC), juin 2007-06-26
La
célèbre association américaine œuvre depuis 1906 notamment pour
combattre l’antisémitisme. L’AJC vient de publier un dossier sur
l’antisémitisme en Iran érigé en doctrine d’Etat. La haine
anti-juive est au cœur de l’idéologie de la République islamique
depuis maintenant plus d’un quart de siècle : appels à détruire « la
verrue sioniste », mythe du complot, la fameuse « journée Al Qods »
-instituée par le régime des Mollah depuis 1980-, diabolisation des
Juifs etc….Lire
le dossier « L’antisémitisme 'made in Iran' : Les dimensions
internationales de la journée d’Al Qods » (46 pages au format
PDF)
Haut de
page
Sur le
front anti-terroriste
Centre d'Information sur les Renseignements et le Terrorisme, 22
juin 2007
Ces
derniers mois, les services de sécurité générale et Tsahal ont
démantelé une cellule du FPLP qui opérait dans le secteur de Hébron
et était dirigée depuis Gaza. Ce groupe prévoyait de commettre une
attaque contre une synagogue de Modi’in et d'enlever des citoyens
américains en Judée-Samarie…Lire
toute l’information
Haut de
page
Tony Blair
dans ses nouvelles fonctions
Jerusalem Post, 27 juin
Suite à sa nomination le 27 juin comme envoyé spécial du Quartet au
Proche-Orient, Tsipi Livni a déclaré qu’ « Israël a le plus grand
respect pour le Premier ministre britannique sortant, Tony Blair ».
La ministre des Affaires étrangères d’Israël a ajouté que « sa
nomination comme envoyé spécial du Quartet est une magnifique
décision. »
Haut de
page
Bombardements incessants
IsraelInfos, 25 au 27 juin
Lundi 25 juin : poursuite des tirs de roquettes et de mortier contre
des positions civiles et militaires israéliennes proches de la bande
de Gaza. 11 obus ont explosé sur une base de Tsahal près du terminal
de Karni sans faire de blessés. Deux Qassam tirées par le Jihad
islamique se sont d'autre part abattues sur Sdérot, faisant 4
blessés légers.
Mardi 26 juin : 2 roquettes Qassam tirées à partir de la bande de
Gaza se sont abattues sur Israël. La première a atterri dans la cour
d’une école de Sdérot et provoqué des dégâts matériels aux
bâtiments, la seconde sur un terrain vague à proximité d’un kibboutz
de la région.
Mercredi 27 juin : 2 roquettes ont été tirées à partir de la bande
de Gaza sur la ville de Sdérot provoquant des dégâts matériels. Etc.
Le gouvernement a ordonné le déblocage de 479 millions de shekels
pour le financement de la fortification des hôpitaux proches des
frontières nord et sud d’Israël. L’hôpital Barzilaï d’Ashkelon, les
deux hôpitaux de Haïfa et ceux de Nahariya, de Safed et de Nazareth
seront concernés par ces travaux de protection anti-bombardement,
qui devraient durer quatre ans.
Haut de
page
Echauffement à la frontière Gaza / Israël
Tsahal, 28 juin
Dans la nuit du 27 au 28 juin, Tsahal a agi contre les cellules
terroristes de la bande de Gaza, au nord et au sud, qui opèrent de
plus en plus près de la frontière avec Israël. Le 27 juin dans la
journée, ces cellules ont de nouveau tiré des missiles anti-tanks et
ouvert le feu sur plusieurs positions de l’armée israélienne. Des
obus de mortier et 4 roquettes Qassam ont également été tirés, l’une
d’elles explosant à Sdérot. 12 Palestiniens armés ont été tués
durant ces échanges de tirs et 2 soldats israéliens blessés. Au nord
de la bande de Gaza, Tsahal a saisi des armes, parmi lesquelles des
fusils d’assaut AK 47, des grenades à fragmentation, des gilets
pare-balles, du matériel de surveillance et de tir etc.
Selon Ron Ben-Yishai, grand journaliste israélien (Ynet,
28 juin), « le raid de Tsahal ce mercredi avait pour intention
d’empêcher les combattants du Hamas de s’établir et de creuser des
tunnels tout près des communautés du Néguev, de la frontière et des
postes de l’armée. S’ils sont capables de faire cela, ils pourront
dans un proche futur s’infiltrer [en Israël], perpétrer des attaques
terroristes et enlever des soldats et des civils, sans que l’armée
ne soit alertée à temps pour déjouer de tels actes. » Le journaliste
ajoute qu’en se rapprochant de la clôture frontière, le Hamas pourra
tirer ses roquettes Qassam encore plus loin. Il poursuit en
affirmant que l’armée cherche à établir une zone tampon de 1500
mètres à l’ouest de la clôture frontière. En effet, ajoute-t-il,
« en se rapprochant de la clôture, le Hamas sera capable de
raccourcir son rayon d’action de façon à rapidement et facilement
creuser des tunnels.
Haut de
page
Israël en
aide aux réfugiés soudanais
27 juin
Etant donné la situation au Darfour,
MASHAV, le Centre de Coopération Internationale du ministère des
Affaires étrangères, a répondu favorablement à une demande du Haut
Commissariat aux Réfugiés (HCR) de l’ONU afin de venir en aide aux
réfugiés soudanais.
Mashav va donc installer une clinique des yeux au Kenya, au camp de
Kakuma, à l’ouest du lac Turkana et à 50 km de la frontière avec le
Soudan. Ce camp existe de puis 15 ans et accueille 75.000 réfugiés,
principalement des Soudanais.
Mashav et les ophtalmologistes ont une grande expérience de ce type
d’opérations. En décembre dernier, 2 ophtalmologistes israéliens
envoyés par MASHAV en Ouzbékistan ont opéré une centaine de patients
aveugles ou en passe de l’être, leur rendant la vue (lire).
En Afrique, MASHAV a déjà mis en place de telles cliniques des yeux.
Les
2 médecins partiront le 2 juillet et, outre les interventions
prévues, ils donneront des consultations et une assistance aux
docteurs locaux. L’équipement médical pris en charge par MASHAV a
d’ores et déjà été envoyé au Kenya.
Le
drame du Soudan préoccupe particulièrement les Israéliens, d’autant
plus que des centaines de réfugiés soudanais arrivent en Israël via
l’Egypte (Lire « Prend-moi
sous ton aile », l’histoire de 11 femmes et 18 de leurs enfants
vivant dans un centre d’accueil dans la région de Carmel, au Nord
d’Israël ; et « Réfugiés
soudanais en Israël », un appel du grand
rabbin de Tel-Aviv au Premier ministre vis-à-vis des réfugiés en
Israël).
Haut de
page
Une oasis
d’Hébreux noirs dans le Néguev
Israel21C, 24 juin
Au plus profond du
désert du Néguev, où l’ont s’attend à trouver surtout du sable et
des chameaux, vit une communauté de Noirs américains qui s’appellent
eux-mêmes les « Israélites hébreux africains », mais qui sont plus
connus en Israël sous l’appellation d’ « Hébreux noirs ».
Cette communauté réside
en Israël depuis 1969, lorsque leur leader, Ben-Ami Ben-Yisraël
(alors Ben Carper), un ouvrier en sidérurgie de Chicago, a eu cette
vision que les Afro-américains étaient des descendants d’une des 10
tribus perdues d’Israël (celle de Juda en l’occurrence). Il a alors
émigré en Israël avec une trentaine de personnes (en faisant une
étape par le Libéria), et les Hébreux noirs sont aujourd’hui une
communauté forte de 2000 membres. Faire leur place n’a pas toujours
été facile, passer des faubourgs urbains américains au désert du
Néguev non plus, mais ils font désormais partie de la société
israélienne et on les trouve dans de nombreux secteurs, de l’armée
au business et au show business (en 1999 et en 2006, un de ses
membres a même représenté Israël à l’Eurovision). En 1990, ils ont
acquis du ministère de l’Intérieur un statut de résident temporaire,
et en 2004, ce statut s’est commué de temporaire à permanent.
Leur leader actuel,
Ahmadiel Ben-Yehuda, vit à Dimona mais passe beaucoup de temps au
Ghana, en Afrique du Sud et dans d’autres pays africains où il
recherche les connections culturelles entre les Hébreux et l’Afrique
noire, ainsi que les schémas de migration….Lire
tout l’article en anglais
Haut de
page
Judaïsmes et cultures juives
Un nouveau site
internet, co-production ed’ducation.france5.fr et de la Fondation
pour la Mémoire de la Shoah, est né. On y trouve 4 rubriques
phares : Fondements, Célébrations, Histoire et Cultures. De la Bible
aux royaumes d’Israël et de Juda, puis à l’Etat d’Israël
contemporain, ce site est simple, clair, concis. Il comporte un
espace documentaire étoffé.
Judaïsme et cultures juives
Haut de
page
|