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Meurtre d’un Israélien
Le dimanche 25 février,
le corps d’un Israélien, Erez Levanon, 42 ans, a été retrouvé non
loin du village palestinien de Beit Omar en Cisjordanie, dans un
bois où il avait l’habitude de venir prier et méditer. Il a été
poignardé et ce sont des Palestiniens qui l’ont découvert près de
son véhicule et ont alerté les autorités palestiniennes. Il a
visiblement reçu plusieurs coups de poignard sur tout son corps.
Erez Levanon habitait Bat Ayin, était marié et père de 3 enfants,
compositeur de musique traditionnelle et a écrit des livres sur la
pensée de Rabbi Nachman de Braslav. Il a été enterré au cimetière de
Kfar Etsion.
Le Jihad islamique a
revendiqué l’assassinat. Deux
Palestiniens interpellés dimanche soir par les forces de sécurité à
Beit Omar, ont avoué avoir poignardé à mort Erez Levanon et avoir
prémédité cet acte en étudiant les itinéraires et les mouvements des
habitants de Bat Ayin.
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Benita Ferrero-Waldner à Jérusalem
La commissaire chargée
des relations extérieures de l’Union Européenne a rencontré, le 27
février dernier à Jérusalem, la ministre des Affaires étrangères et
le Premier ministre israéliens. Tsipi Livni, qui doit se rendre la
semaine prochaine en Europe, a discuté avec Mme Ferrero-Waldner des
relations Israël-UE et de la situation au Moyen-Orient. Mme
Ferrero-Waldner a également prononcé un discours à
l’Université hébraïque de Jérusalem sur les relations UE-Israël
(Lire).
La commissaire
européenne a souligné que cela fait maintenant 2 ans qu’un
plan d’action a été adopté entre Israël et l’UE (dans le cadre
de sa politique de voisinage) et, bien que les relations soient
déjà profondes, il y a toujours moyen d’aller plus avant. Israël est
le premier pays non communautaire à faire partie des PCRD (Programme
Cadre de R&D), et le seul qui fait partie du
7ème PCRD, participant notamment à des projets
européens comme le satellite Galileo.
Au sujet de la
situation politique, Mme Ferrero-Waldner a réitéré la position de
l’Europe, à savoir que suite à l’accord de La Mecque, l’UE…Lire
la suite
Note
: les premiers accords de coopération entre Israël et l’UE datent de
1975. Ils ont été revus en 1995. Pour plus d’informations sur les
accords politiques, scientifiques et autres (justice, sécurité,
anti-terrorisme….) entre Israël et l’UE :
Mission israélienne à l’UE
Site de la Délégation de la Commission européenne pour Israël
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Redistribution ministérielle
Dimanche 25 février, le conseil des ministres a défini une
redistribution de certains portefeuilles ministériels : Itzhak
Herzog, qui était ministre du Tourisme, devient ministre des
Affaires sociales et des Services (ce portefeuille était échu au
Premier ministre). En effet, le gouvernement a mis la lutte contre
la pauvreté et la réduction des écarts sociaux au sommet de ses
priorités. Le budget de ce ministère sera augmenté, notamment pour
des projets concernant les jeunes en danger, les personnes âgées,
les femmes battues et les autres populations dans la détresse.
Itzhak Herzog sera également responsable des relations avec la
Diaspora et de la lutte contre le l’antisémitisme.
Raleb Madjadeleh, jusque-là sans portefeuille, devient le ministre
de la Science, de la Culture et du Sport (ce portefeuille était tenu
initialement par Ofir Pines-Paz qui a démissionné en octobre 2006.
L’intérim a été assuré par la ministre de l’Education, Yuli Tamir).
Le député Yitzhak
Aharonovitch
a été proposé par le parti Israël Beitenou pour le portefeuille du
Tourisme. Enfin, le ministre Yaacov Edery, sans portefeuille,
devient responsable du comité ministériel sur les biens des réfugiés
juifs qui ont dû fuir les pays arabes.
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Nasrallah dans le texte
Centre d’Information sur les Renseignements et le Terrorisme,
23 février
Le 16 février dernier,
le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah a prononcé un discours lors
d’une cérémonie à Beyrouth, retransmis sur Al-Manar, la télévision
du Hezbollah. Dans ce discours, il a admis que son organisation se
réarmait massivement et faisait passer des armes et des munitions au
sud du Liban, en violation totale de la
résolution 1701 de l’ONU* : « Nous disons au monde entier : nous
avons des armes (…) de toutes sortes et de toutes tailles. (…) La
résistance [le Hezbollah] transfère des armes sur le front. Nous ne
le cachons pas. Le faire secrètement est simplement naturel.
Pourrions-nous le faire ouvertement ? Nous avons dissimulé nos armes
car nous voulions les dissimuler à nos ennemis », précisant que
c’est également pour ne pas embarrasser le gouvernement libanais.
Sur la présence du
Hezbollah au sud Liban, Nasrallah se pose en « défenseur du Liban »,
déclarant notamment que « la résistance [le Hezbollah] au sud Liban
n’est pas un fardeau pour l’armée libanaise, mais plutôt une aide
véritable. » Il se dit prêt à intervenir avec l’armée libanaise si
un conflit se développait [avec Israël]. « Je dis que nous resterons
à la frontière [avec Israël], à Beyrouth, et partout au Liban (…) et
le Hezbollah est bien disposé à faire le jihad et à persévérer dans
sa lutte pour la justice » ajoute-t-il.
Quand à la provenance
des armes, Nasrallah ne fait aucun mystère du fait que l’Iran le
fournit en armes mais aussi en argent (voir par exemple une
interview à un journal koweitien le 3 février dernier, rapporté par
Haaretz : « Report
: Nasrallah admits Iran supplies Hezbollah with arms »).
* Cf. L’interception
par l’armée libanaise
d’un
camion chargé d’armes sur la route
Damas-Beyrouth le 8 février dernier,
destiné au Hezbollah (lire).
Dans son discours du 16 février, Nasrallah y fait référence, notant
que ce sont des Katioushas que transportait le camion.
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Réarmement du
Hamas et du Jihad islamique
The Israel
Project,
22 février
Parallèlement à son
réarmement, le Hezbollah transfère des armes - des roquettes et des
missiles anti-tank notamment- à des organisations terroristes de la
bande de Gaza, dont le Hamas et le Jihad islamique. Ces groupes
reçoivent aussi des entraînements et des fonds d’Iran et de Syrie.
Des récompenses de plusieurs milliers de dollars leur sont envoyées
par le Hezbollah pour chaque attaque contre Israël. « Parfois ils
sont payés avant l’attaque, et parfois ils soumettent une facture au
Liban, après, puis l’argent leur est transféré » (« Exclusive :
Hizbullah paying terrorists for Kassam attacks », The Jerusalem
Post, 28 décembre 2006). Les terroristes peuvent être payés en
fonction du nombre d’Israéliens tués ou blessés, ou du nombre de
roquettes Qassam tiré. L’Iran de son côté finance également
directement le Jihad islamique à hauteur de 2 millions de dollars
par an.
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Peretz : le
Hamas utilise le cessez-le-feu pour s’armer
Haaretz, 28 février
Le
ministre de la Defense, Amir Peretz, s’est inquiété mardi dernier du
réarmement continu du Hamas, accusant l’organisation terroriste de
profiter du
cessez-le-feu entre Israël et les Palestiniens (26 novembre
2006) pour accumuler des armes. Ce même jour, mardi 27 février, une
roquette Qassam atteignait de nouveau la ville israélienne
d’Ashkelon (plus de 130 explosées en Israël depuis le
cessez-le-feu). « Nous faisons tout pour préserver le
cessez-le-feu » a déclaré le ministre lors d’une visite à une base
militaire proche de la bande de Gaza, « mais nous n’avons aucune
raison de laisser le Hamas se renforcer et devenir une réelle menace
pour Israël ». Amir Peretz a ajouté que « chaque solution pour
protéger les citoyens d’Israël était envisageable ».
« Nous préférons une solution diplomatique, mais si
cela n’aboutit pas, poursuit-il, nous
agirons aussi militairement ».
Le
nouveau chef d’Etat-Major l’accompagnait, et Gabi Ashkenazi a dit
que la principale menace venant de Gaza et concernant Tsahal était
ces tunnels piégés et creusés par les organisations palestiniennes,
ces « autoroutes de contrebande » entre
l’Egypte et Rafah. Les forces de sécurité palestinienne ont
découvert lundi dernier le corps d’un Palestinien, apparemment un
trafiquant, mort dans l’effondrement d’un tunnel à Rafah.
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Le Hamas
est toujours le Hamas
Haaretz, 28 février
Un
article du journal israélien, intitulé « Après La Mecque, le Hamas
est toujours le Hamas », cite Ismaïl Radwan, porte-parole du Hamas,
que le journal a interviewé : « l’organisation n’a rien changé dans
sa position vis-à-vis du conquérant et ennemi sioniste ». Tout au
plus, selon Radwan, le Hamas acceptera les frontières de 1967 comme
solution temporaire*, et seulement à condition que « les
réfugiés palestiniens retournent dans leurs maisons et que tous
les prisonniers soient libérés ». Alors le Hamas considèrera la
possibilité d’une Hudna (cessez-le-feu). Radwan ne fait pas partie
de la frange la plus extrémiste du Hamas. Il est considéré comme un
représentant du courant principal.
A Moscou le 27 février
dernier, Khaled Machal, le leader du Hamas à Damas, a répété au
ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, que le Hamas
ne reconnaîtrait pas Israël.
« Israël n’a pas encore
compris qu’après
l’accord de La Mecque, la disparition du Fatah est juste une
question de temps » déclare au journal un haut fonctionnaire du
Hamas sous couvert d’anonymat. Une autre figure majeure, considérée
comme le chef du courant pragmatique, a même été plus loin : « De
vous, les Juifs, qui avez connu tant de catastrophes, on se serait
attendu à ce que vous soyez plus prudents et ne à ce que vous
n’alliez pas vous noyer dans une mer de musulmans. Vous pourriez
bien subir un autre holocauste. »
Lire toutes les déclarations du Hamas depuis les accords de La
Mecque (mises à jour au 28 février 2007)
*
Lire le communiqué sur le concept de Hudna
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Répondre
avec l’Iran
Ynet, 26 février
Le
journal Yediot Aharonot révèle que toutes les organisations
terroristes palestiniennes majeures se disent prêtes à frapper
Israël si l’Iran venait à être attaqué. Abu Ahmed, le chef des
Brigades des martyrs al-Aqsa pour le nord de la Cisjordanie, a
déclaré : « Notre stratégie est de ne pas laisser l’alliance
islamique [l’Iran] seule contre l’ennemi. Toutes les organisations
palestiniennes oeuvreront de concert pour lancer des roquettes, des
bombes humaines et agir de concert. »
Un
leader du
Jihad islamique a déclaré quant à lui qu’en cas d’attaque
[contre l’Iran], l’Iran lui a demandé de « faire des ravages » en
Israël en envoyant des bombes humaines, des roquettes et des
« surprises spéciales », précisant que les attaques de roquettes
seraient lancées simultanément depuis la bande de Gaza et la
Cisjordanie. Il a également menacé les intérêts américains au
Moyen-Orient, que ce soit Israël ou les Etats-Unis qui attaquent
l’Iran. C’est Ramadan Shalah, le leader du Jihad islamique à Damas,
qui, dit-il, coordonne les plans avec la Syrie, l’Iran et le
Hezbollah au Liban. Shalah va fréquemment à Téhéran.
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Mouvements
à la frontière avec la Syrie
Haaretz, 22 février et
Ynet, 26 février
De
hauts fonctionnaires de la sécurité en Israël ont déclaré que la
principale menace posée par la Syrie reposait sur ses missiles. La
Syrie a récemment acquis des missiles sol-sol Scud-D d’une portée
d’environ 400 km, pouvant atteindre par conséquent la plupart du
territoire israélien. Selon les mêmes sources, les tests de missiles
ont été coordonnés avec l’Iran avec succès (il y un an, la Syrie
avait raté ses essais, un des missiles tombant en territoire turc).
La Syrie possède également des roquettes de moyenne et courte portée
dont certaines ont été transférées au Hezbollah.
D’autre part, la Syrie a redéployé ses troupes, les rapprochant de
la frontière avec Israël.
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Les pommes du Golan
26 février
Pour la 3ème année
consécutive, les fermiers druzes des hauteurs du Golan, à leur
demande, vendront leur production de pommes à la Syrie, en
coopération avec les ministères israéliens (Affaires étrangères,
Finance, Agriculture et Défense) et Tsahal. Cette opération se fait
également en coordination avec la Croix Rouge et l’UNDOF
(United Nations Disengagement Observer Force). Durant 8 à 10
semaines, 10.000 tonnes de pommes seront ainsi exportées vers la
Syrie.
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Opération à
Naplouse
Tsahal a découvert
trois laboratoires de fabrication d’explosifs à Naplouse lors d’une
opération débutée dimanche 25 février. Ces laboratoires contenaient
des bonbonnes de gaz, des bombes artisanales fabriquées avec des
tuyaux, des explosifs, des produits chimiques et du matériel
électrique. Les démineurs ont neutralisé le matériel.
Israël est entré dans
Naplouse afin de trouver 7 Palestiniens du Tanzim et du Jihad
islamique, recherchés sur la base de renseignements qui stipulent la
préparation d’attentats.
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Les
Bédouines israéliennes et les plantes du désert
Israel21C, 25 février
La ville bédouine de
Tel Sheva dans le désert du Néguev a été fondée en 1968 par le
gouvernement pour sédentariser les Bédouins. Aujourd’hui forte de
30.000 habitants, c’est une ville pauvre où le taux de chômage est
important. Dans ce contexte,
un nouveau projet a été conçu
pour aider les femmes bédouines à transformer les plantes et les
fleurs indigènes en produits pour la peau.
Mis en place il y a 2 ans, le projet Asala Désert Nature est
proche de son lancement commercial, avec une gamme unique de
produits pour la peau basés sur le savoir-faire bédouin. Le marché
israélien sera la première cible d’ici 4 à 6 mois, l’Europe devant
suivre d’ici un ou deux ans.
Le
projet d'Asala est une synergie entre le centre social de Tel Sheva
et le Centre pour le développement économique judéo-arabe (CJAED).
Les fonds pour ce projet ont été apportés par la
Fondation Hadassah et
l’Appel Juif Unifié de New-York. Afin d’aider les femmes à
utiliser les plantes du désert, les femmes bédouines ont reçu des
formations sur les plantes médicinales, mais elles ont aussi
interviewé leurs mères, grands-mères, et toutes les
femmes âgées. Elles ont décidé dans un premier temps de se
concentrer sur des produits cosmétiques, car elles bénéficient du
laboratoire d’un important fabricant et exportateur de cosmétique,
Hlavin, basé à Raanana (au nord de Tel-Aviv), ce qui permet de
réduire considérablement les coûts.
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L’archéologie,
sujet sensible en Israël…
Israelinfos.net, 27
février
Un archéologue
israélien, le Prof. Amos Kloner, a remis en cause un documentaire
américain dans lequel il est prétendu que le tombeau de Jésus aurait
été découvert à Jérusalem. Les hypothèses avancées dans « La tombe
perdue de Jésus », réalisé par James Cameron (« Titanic ») et Simcha
Jacobovici, se basent sur la découverte en 1980 d'un tombeau
contenant dix cercueils dans le quartier de Talpiot à Jérusalem, et
sur lesquels sont portés les noms hébreux de Yeshoua Ben Yossef
(Jésus fils de Joseph) et ceux d’autres figures du Nouveau
Testament. Pour le professeur Amos Kloner, ce sont tout simplement
des tombes juives datant du premier siècle de notre ère, ces noms
étant très populaires à l’époque. Le bureau des Antiquités
israéliennes avait affirmé par le passé que la probabilité que ces
sépultures soient celles de Jésus et de sa famille était quasiment
nulles.
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Israël à Monaco
Le 20 février dernier,
l’Ambassadeur d’Israël en France, Daniel Shek, a remis ses lettres
de créances au Prince Albert II de Monaco, officialisant son statut
d’Ambassadeur d’Israël à Monaco.
En effet, une nouvelle
Convention franco-monégasque a été signée à Paris il y a quelques
mois. Alors que Monaco n’hébergeait auparavant que des
représentations consulaires, les ambassadeurs étant accrédités en
France, cette nouvelle Convention permet aux Ambassadeurs nommés en
France de remettre leurs lettres de créances à Monaco.
C’est ainsi que Daniel
Shek, accompagné du Consul général d’Israël à Marseille, M. Arié
Avidor, fut le 14ème ambassadeur accrédité auprès de
Monaco, des relations consulaires existant entre les deux pays
depuis 1964. A l’issue de l’accueil dans la Cour d’Honneur du palais
par le piquet d’honneur de la Compagnie des Carabiniers et de la
cérémonie de remise des lettres, le Prince Albert II a reçu Daniel
Shek dans son salon pour une audience privée.
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