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Rencontre
tripartite Olmert / Abbas / Rice
Le 17 février, Tsipi
Livni et Condoleeza Rice se sont rencontrées à Jérusalem pour
préparer la réunion trilatérale entre Ehud Olmert, Mahmoud Abbas et
Condoleeza Rice du 19 février. La Secrétaire d’Etat américain a
également rencontré en binôme le Premier ministre Ehud Olmert le 18
février. Ces rencontres se situent entre l’accord Fatah-Hamas (dit
accord de La Mecque) et la formation d’un nouveau gouvernement
palestinien.
Condoleeza Rice a
déclaré après la rencontre tripartite qu’ils avaient tous trois
affirmé leur engagement dans une solution à deux Etats, le fait
qu’un Etat palestinien ne peut naître de la violence et du
terrorisme, et ils ont réitéré leur acceptation des accords et
obligations antérieurs, notamment la
Feuille de route.
Le Président Abbas et
le Premier ministre Olmert ont discuté de la façon de mettre en
œuvre les obligations contenues dans cette Feuille de route, à
commencer par la Phase I. Elle a appelé également au respect du
cessez-le-feu déclaré la 26 novembre 2006 et depuis lequel près
de 200 roquettes se sont abattues sur Israël.
Mahmoud Abbas et Ehud
Olmert sont convenus de se revoir prochainement. « Nous devons
conserver un canal de communication avec les Palestiniens a déclaré
Ehud Olmert. Le seul canal possible est celui du Président Abbas. »
Tsipi Livni et Ehud
Olmert ont tous deux exprimé le fait que l’accord de La Mecque
ignore les principes du Quatuor. « Il ne s’agit pas d’une
reconnaissance implicite via une déclaration creuse, mais de la
reconnaissance du droit d’Israël à exister en tant qu’Etat juif et,
bien sûr, d’un arrêt absolu du terrorisme et de toutes ses
expressions – Qassam et autres tentatives d’attaques » a déclaré
Ehud Olmert, ajoutant que la libération de Gilad Shalit devait
également aboutir.
Lire les déclarations de leaders du Hamas
Tsipi Livni a précisé
que le nouveau gouvernement palestinien devra respecter complètement
les conditions posées par la communauté internationale (arrêt du
terrorisme, reconnaissance d’Israël et respect des accords passés),
ces conditions étant un préalable à sa reconnaissance. « Ces
conditions ne sont pas un obstacle à la paix a-t-elle dit, mais
elles sont les étapes essentielles et la fondation d’une solution à
deux Etats. »
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Olmert à Merkel, Blair
et Chirac
21 février
Les jours qui ont suivi
la rencontre tripartite, le Premier ministre Olmert s’est entretenu
avec la Chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre
britannique Tony Blair et le Président français Jacques Chirac.
Il les a tenus au
courant du contenu de la rencontre et leur a réitéré la position
d’Israël : le gouvernement israélien ne reconnaîtra pas un
gouvernement palestinien qui ne remplit pas les conditions posées
par la communauté internationale. Il a insisté néanmoins sur son
intention de poursuivre le dialogue avec Mahmoud Abbas en ce qui
concerne la guerre contre le terrorisme et l’amélioration de la
qualité de vie de la population palestinienne.
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Olmert en Turquie
Le Premier ministre
Ehud Olmert s’est rendu en Turquie les 14 et 15 février derniers en
visite officielle. Il a rencontré, dans une atmosphère très
cordiale, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le ministre
des Affaires étrangères Abullah Gul et le ministre de la Défense
Mehmet Vecdi Gonul. Ils ont parlé de nombreux sujets, à la fois
diplomatiques et concernant la coopération stratégique.
Au sujet des travaux
sur la
rampe Mugrabim, ils se sont mis d’accord pour qu’un représentant
turc vienne en Israël pour s’assurer que les fouilles archéologiques
entreprises n’endommagent d’aucune façon les lieux saints des autres
religions. Cette proposition a été faite à d’autres pays, en accord
avec la politique israélienne d’agir en toute transparence.
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Rampe Mugrabim
Pour montrer que les
travaux sur la rampe d'accès Mugrabim se font en toute transparence,
des caméras ont été installées sur le site
et permettent à toute personne intéressée, dans le monde entier, de
visionner le site en temps réel…Visionner
Voir le diaporama
(historique de la rampe, son
effondrement, plans de restauration, vues aériennes...)
Toutes les informations sur les travaux
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Pèlerinage
d’André Vingt-Trois
Du 12 au 16 février derniers,
Monseigneur André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a conduit un
pèlerinage en Terre Sainte préparé en lien avec le Service National
de l’Episcopat français pour les relations avec le Judaïsme. Avec le
soutien du Ministère du Tourisme d’Israël, plus de 500 personnes ont
participé à ce pèlerinage-découverte, conçu dans l’esprit de la
visite du Pape Jean-Paul II : les pèlerins ont rencontré les
diverses communautés et visité plusieurs institutions israéliennes
et palestiniennes.
Voir les images
Lors de son intervention dans la
conférence donnée à l’Université de Tel-Aviv, « Ethique et sécurité
au XXIème siècle », Mgr André Vingt-Trois a souligné devant un
millier d’auditeurs que son invitation à visiter cette « Terre
que nous nommons la Terre Sainte » s’inscrivait « dans le
grand mouvement religieux de dialogue et d’amitié entre Juifs et
Catholiques à travers le monde ». « Sans exclure des relations avec
les autres religions, a-t-il poursuivi, nous catholiques, nous
sommes convaincus que notre relation avec le judaïsme est une
relation singulière. »
Dès son arrivée à
l’aéroport Ben-Gourion de Lod, Monseigneur Vingt-Trois fut invité à
rompre le pain et le sel selon la tradition hébraïque, sur le tarmac
où chaque pèlerin a reçu un rameau d’olivier en signe de bienvenue.
« Vous pèlerins chrétiens, êtes un pont entre les Israéliens et les
Palestiniens qui veulent la Paix » a déclaré le ministre du
Tourisme, Itzhak Herzog.
La visite de Yad Vashem
fut également un temps très fort de la visite. De nombreux pèlerins
se sont exclamés « on devrait nous dire tout ça en France ! » (On le
dit, mais en cet endroit, les faits prennent une tout autre
dimension). Tous ont été secoués au sortir du mémorial des enfants.
Mgr Vingt-Trois a écrit dans le Livre d’or : « La négation du crime
est un crime plus grand que le crime lui-même. »
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Attentat déjoué à Tel-Aviv
Dans la nuit 20 février
dernier, la police israélienne a déjoué une attaque terroriste
planifiée à Tel-Aviv. Alertées, les forces de sécurité étaient en
état d’alerte et avaient établi plusieurs barrages routiers. Le Shin
Bet (les services de renseignement intérieur) a fourni les
informations qui ont menées à l’arrestation d’un Palestinien
résidant en Cisjordanie et de plusieurs autres dans une maison de
Bat Yam, dans la banlieue de Tel-Aviv.
L’attentat était
planifié par le
Jihad islamique – déjà auteur de
l’attentat d’Eilat du 29 janvier dernier- qui a envoyé Omar
Abu-Rob, 24 ans, commettre l’attaque. Abu-Rob a été arrêté à Bat-Yam,
et il a conduit la police à Rishon Letsion, une ville proche de
Tel-Aviv, où il avait caché une ceinture d’explosifs dans une
poubelle. Il a reconnu qu’il devait se faire exploser à Tel-Aviv,
dans la nouvelle station de bus.
Le Jihad islamique a revendiqué cette tentative et a annoncé que
d’autres attentats étaient planifiés dans les semaines à venir.
Tsahal a procédé à une opération à Jénine, d’où est venu l’ordre
d’attentat, et a abattu
Mahmoud Ibrahim Qassem Abid, dit Abu Jahim. Ce leader du Jihad
islamique, fabricant d’explosifs, recruteurs de nombreux
terroristes suicidaires, dont Abu-Rob, impliqué dans des dizaines
d’attentats, était armé au moment des faits et a tiré sur les forces
israéliennes.
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Le Hezbollah continue de violer
la résolution 1701
Tsahal a
découvert le mercredi 21 février une caverne utilisée par le
Hezbollah pour ses activités terroristes. Elle était creusée au
nord-est du village israélien de Shomerah, au nord de la barrière de
sécurité entre Israël et le Liban, mais au sud de la frontière
internationale (la ligne bleue étant parfois plus au nord de la
clôture physique). Israël a fait exploser la caverne.
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Projet
Karni
Daily Telegraph, 21 février
Une mission de
l’ONU, dirigée par un Britannique ancien responsable de la Royal
Marine, va commencer un entraînement de la Garde présidentielle
palestinienne pour améliorer la sécurité au point de passage de
Karni, principal passage commercial entre la bande de Gaza et
Israël.
Connu sous le nom de « Projet Karni », cette opération concerne 250
membres de la garde présidentielle du Fatah qui ne reçoivent pas
d’armement mais un entraînement au contrôle des frontières. Le
Projet Karni prévoit d’ériger un véritable périmètre sécurisé qui
permettra le contrôle en temps réel des passages de marchandises.
C’est en effet au seul prix d’une haute sécurisation du site que ce
passage, qui a été détourné plusieurs fois pour commettre des
attentats meurtriers (Lire),
sera plus largement ouvert aux camions de marchandises palestiniens,
permettant une relance de l’économie palestinienne. Actuellement,
une moyenne journalière de 400 camions palestiniens passent par le
passage de Karni (exportation et importation). Le but est de
quadrupler ce chiffre. Les Hollandais, les Canadiens et les
Britanniques financent le projet.
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Livret antisémite
au Parlement européen
21 février
Le ministère israélien
des Affaire étrangères condamne fermement le livret antisémite
« Civilisations en guerre en Europe », truffé de stéréotypes
antisémites, du député européen polonais Maciej Giertych, membre de
la Ligue des Familles polonaises dont le porte-parole a déjà fait
des remarques antisémites.
L’Ambassadeur israélien
en Pologne, David Peleg, a soulevé le problème mercredi 21 février
auprès du vice-ministre polonais des Affaires étrangères. Ce
dernier, ainsi que le Président polonais Lech Kaczynski, ont exprimé
leurs réserves vis-à-vis de ce livret, au nom du gouvernement et du
peuple polonais.
Israël proteste
toutefois, dans ce contexte, contre le fait que le vice Premier
ministre polonais et ministre de l’Agriculture, Andrzej Lepper, qui
est aussi le Président du « Self Defense party », a reçu un doctorat
honorifique d’une groupe ukrainien antisémite, le MAUP (Ukrainian
Interregional Academy of Personnel Management).
Enfin, La France, par
la voix de la ministre déléguée aux Affaires européennes, Madame
Catherine Colonna, a vivement protesté auprès du Président du
Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, et auprès de la ministre
polonaise des Affaires étrangères, Anna Fotyga. Dans ses lettres,
elle se dit « consternée » par cet ouvrage « à caractère
antisémite » qui a bénéficié de « fonds du Parlement européen ».
« Si cette information venait à être confirmée, elle serait très
grave, poursuit la ministre, contreviendrait aux valeurs de l’Union
européenne et serait de nature à nuire à la démocratie européenne. »
Mme Colonna demande au Président du Parlement européen quelles
suites il entend donner à cette affaire.
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Le parc Ayalon
sera renommé parc Sharon
Jerusalem Post, 20 février
Le ministre de
l’Environnement Gideon Ezra et son secrétaire de cabinet Israël
Maïmon ont écrit au comité de directeurs du parc pour les encourager
à renommer le parc Ayalon en parc Ariel Sharon. Ils ont appuyé leur
choix en précisant que la création de ce parc avait été prise à la
demande expresse de l’ancien Premier ministre. « Rien ne serait plus
convenable que de nommer ce parc du nom du Premier ministre qui
avait encouragé son développement », précise le courrier, « donner
son nom au parc serait le meilleur moyen de reconnaître son travail
et son attachement à la terre d’Israël ». Le parc Ayalon, dont la
création a été validée par le conseil national de la planification
et de l’aménagement du territoire en novembre 2004, doit devenir le
plus grand espace vert de la région de Tel-Aviv.
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Jeu de paix
Assez des jeux de
guerre ? Des Israéliens ont créé PeaceMaker (« Faiseur de
paix »), un jeu de rôle stratégique sur le conflit
israélo-palestinien. Le but n’est pas de tirer, mais, en tant que
leader, de gagner le prix Nobel de la paix avant la fin de son
mandat en établissant une résolution stable au conflit. Dans ce jeu
de relation, le but est d’établir un scénario gagnant-gagnant.
Les joueurs choisissent
soit le rôle du Premier ministre israélien, soit celui du Président
palestinien. Ils commencent au niveau 0 (« ministre médiocre ») et
doivent atteindre le score de 100 (prix Nobel de la Paix). A -100,
ils sont considérés « criminels de guerre ». Ils doivent réagir à
des événements, des négociations diplomatiques, des attaques
militaires ou des attentats-suicides. Des événements tels qu’une
opération militaire à Jénine ou une bombe humaine palestinienne à
Jérusalem sont représentés en utilisant de vrais images des
actualités. Il y a également 8 acteurs internes ou externes (ONU,
USA, monde arabe, public israélien et palestinien…). Ils peuvent
jouer dans leur propre intérêt et miner les efforts du joueur.
Le jeu existe
actuellement en anglais, en arabe et en hébreu. Il est recommandé
d’y jouer à partir de 13 ans. Il a eu du succès dans des classes
d’école.
http://www.peacemakergame.com/game.php
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3
Israéliens primes au festival du film de Berlin
3 metteurs en scène
israéliens ont reçu un prix au
57ème Festival international du film de Berlin qui a
eu lieu du 8 au 18 février.
Joseph Cedar a reçu
l’Ours d’argent – Meilleur metteur en scène 2007 pour son film
« Beaufort », dont l’histoire est tiré du best-seller israélien de
Ron Leshem, « S’il y a un paradis », qui traite du retrait israélien
du sud-Liban en 2000. Cedar était en compétition avec 21 autres
metteurs en scène, parmi lesquels Robert de Niro et Steven
Soderbergh.
Dror Shaul a reçu quant
à lui l’Ours de cristal – meilleur long métrage (Prix Générations)
pour « Sweet mud », et Eitan Fox a reçu un prix pour son film « The
Bubble ».
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