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Accord de La Mecque…et
Israël ?
11 février
Lors de la dernière
réunion du cabinet, le dimanche 11 février, les ministres ont été
informés de l’accord de La Mecque conclu entre le Fatah et le Hamas.
Dans cet accord, Israël n’est pas mentionné. Il ne condamne ni la
violence contre Israël, ni le terrorisme.
Le Premier ministre
Ehud Olmert a déclaré : « Israël ne rejette ni n’accepte l’accord. A
ce stade, nous – comme la communauté internationale – étudions ce
qui a exactement été conclu dans cet accord, ce qu’il dit et sur
quelle base il repose. »…Lire
la suite
Ismail Radwan,
porte-parole du Hamas, a déclaré que « l'Accord signé à La Mecque ne
signifie pas la reconnaissance de l'entité israélienne ».
La position du Hamas, a-t-il ajouté,
consiste en la « non-reconnaissance de la légitimité du mouvement
sioniste. »…lire
le dossier
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Décision du maire de
Jérusalem
12 février 2007
Uri Lupolianski, le
maire de Jérusalem, a décidé, de concert avec le rabbin Shmuel
Rabinowitz, rabbin du Mur occidental et des Lieux saints, d’ouvrir
une discussion publique au sujet des plans de construction de la
rampe d’accès Mugrabim, et par conséquent de faire cesser
temporairement les travaux de construction du nouveau pont d’accès.
Le Comité chargé de la construction et de la planification recevra
les avis du public. Le maire de Jérusalem garantit que les
discussions seront parfaitement transparentes de façon à faire
comprendre qu’Israël n’a aucunement l’intention de pénétrer sur le
Mont du temple / Esplanade des mosquées ni d’y causer de quelconques
dommages.
Uri Lupolianski a
pris cette décision
après s’être entretenu avec des représentants religieux musulmans de
Jérusalem, le département de planification de la ville de Jérusalem,
l’ingénieur en chef de la ville, et le Procureur général de l’Etat
Meni Mazuz.
Il faut cependant noter
que parallèlement à ces consultations, les travaux de consolidation
entrepris par le
Département des Antiquités d’Israël de l’ancienne rampe
partiellement écroulée (voir
communiqué du 7 février et toute l’information à ce sujet), se
poursuivront et devront durer plusieurs mois.
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Ilan Halimi réinhumé en
Israël
9 février 2007
A la demande de la
famille d’Ilan Halimi, ce jeune homme de 23 ans,
kidnappé le 21 janvier 2006 et
sauvagement assassiné en France après trois semaines de torture par
une bande antisémite, a été réinhumé en Israël le vendredi 9 février
dernier. L’Agence juive a organisé le transfert du corps et le
voyage de sa famille, notamment sa mère Ruth et ses deux sœurs Yaël
et Anne-Laure, qui a assisté à la mise en terre au cimetière Givat
Shaul à Jérusalem. Jean-Michel Casa, l’Ambassadeur de France en
Israël, était présent, de même que les deux Grands rabbins d’Israël
et de France, respectivement Schlomo Amar et Yossef Haïm Sitruk
Zeev Bielsky, le
président de l’Agence juive, a déclaré lors des obsèques à
Jérusalem : « Ce crime antisémite est gravé dans le cœur du peuple
juif et dans celui de l’Etat d’Israël ».
En France, le 13
février dernier, un an jour pour jour après sa mort, des élus, des
personnalités, de nombreuses personnes anonymes ainsi que des
associations ont rendu hommage à Ilan à l’endroit où il a été
retrouvé agonisant, nu et menotté, à Sainte-Geneviève-des-Bois
(Essonne). Un arbre a été planté à cet endroit (en hébreu, « Ilan »
veut dire « arbre »). Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, a
rappelé la « nature antisémite » de ce crime.
« Les valeurs de la République ne
peuvent pas s’accommoder de tels actes. Il y a un manque de clarté
et de fermeté de la société française» face aux « préjugés »
antisémites a-t-il dit. Malek Boutih, représentant la
candidate socialiste Ségolène Royal, a appelé à « faire le serment
de ne jamais oublier ».
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Sommet hindou-juif à New
Delhi
Des représentants
hindous et juifs se sont pour la première fois rencontrés pendant
deux jours de dialogue, les 6 et 7 février derniers. Parmi les
sujets débattus : la pertinence de la religion dans la vie de tous
les jours, similarités et différences entre les deux religions,
éducation.
Le sommet a été
organisé par le
Conseil mondial des Dirigeants religieux, organisme indépendant
créé en 2002. Côté juif, étaient présents : le Grand rabbin
aschkénaze d’Israël, Yona Metzger, l’ancien Grand rabbin d’Irlande,
David Rosen, le Grand rabbin de Belgique, le Président du Comité
pour les relations avec les autres religions, et des rabbins
d’Europe, des Etats-Unis et d’Inde. Côté indien, une trentaine de
prêtres hindous de toute l’Inde étaient présents. Yona Metzger et le
représentant hindou, Swami Daynad Sarawati, ont signé une
déclaration reconnaissant les valeurs communes des « deux plus
anciennes religions du monde », condamnant toutes les violences
faites au nom de la religion, et annonçant la formation d’un comité
judéo-hindou permanent.
Yona Metzger a appelé à
la formation d’une organisation religieuse sous les auspices de
l’ONU afin de promouvoir la paix et la compréhension.
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Forum
International de Lutte contre l’Antisémitisme
Jérusalem, 11 et 12
février
Ce forum a réuni à
Jérusalem 160 intervenants – dont 80 étrangers – qui ont débattu
deux jours durant de la question de l’antisémitisme actuel et des
moyens et stratégies pour le contrer. L’accent a été mis sur
l’élaboration d’étapes pratiques et de stratégies à mettre en œuvre
pour faire face aux divers et nombreux aspects de l’antisémitisme, à
travers des moyens légaux, l’éducation, les médias.
La participation à ce
forum du cheikh Abdullah Nimr Darwish, fondateur du Mouvement
islamique en Israël, a été qualifiée « d’historique ». Darwish a
d’ailleurs ouvert son discours en déclarant : « Il ne me fut pas
facile de venir ici aujourd’hui. J’ai songé à ce que diront mes
collègues musulmans d’Indonésie au Maroc, mais j’ai quand même
décidé de venir ». Non moins historique sa déclaration sur les
textes antisémites dans le monde musulman…Lire
la suite et les discours de Tsipi Livni, Nathan Sharansky
Programme de la conférence
Groupes de travail
A consulter, le site de
la Coordination du Forum :
http://www.antisemitism.org.il/fra/
Diaporama :
Bilan antisémitisme dans le monde en 2006
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Contre le négationnisme et la menace du nucléaire iranien
Le CRIF a organisé le
13 février dernier un rassemblement pour
alerter la classe politique et l’opinion publique sur les dangers
du nucléaire iranien. On y a vu notamment
Christian Poncelet, Président du Sénat, le
maire de Paris, Bertrand Delanoë, François Léotard, ancien ministre,
Rudy Salles, député des Alpes-Maritimes et Président du groupe
amitié France-Israël à l’Assemblée nationale, Nicole Borvo, sénateur
et conseillère de Paris etc.
Lui-même enfant caché durant la Seconde Guerre mondiale, le
Président du CRIF, Roger Cukierman, a déclaré : « Hier c’était les
juifs. Aujourd’hui c’est Israël qu’on veut anéantir », soulignant le
danger que représenterait un Iran hégémonique doté de l’arme
nucléaire pour le Moyen-Orient d’abord, mais également pour l’Europe
: « L’Iran dispose de missiles de longue portée […] les dirigeants
iraniens accusent les occidentaux d’être des impies, des croisés ».
Connu pour ne pas mâcher ses mots, il a critiqué les sanctions
contre l’Iran : « Ces sanctions doivent aller bien au-delà des
sanctions symboliques, édulcorées, inopérantes prises fin 2006 par
le Conseil de Sécurité de l’ONU avec l’accord complaisant de la
Chine et de la Russie plus gros clients et fournisseurs de l’Iran ».
« S’il est une leçon à retenir du XXème siècle, c’est bien celle de
ne jamais sous-estimer celui qui veut rayer de la carte tel ou tel
peuple, tel ou tel pays » a dit Pierre Lellouche, lisant un message
de Nicolas Sarkozy. Corinne Lepage, Présidente de Cap 21 et
candidate à l’élection présidentielle, estime qu’il y « a parfois
des choix à faire, y compris dans les domaines commerciaux »,
allusion à la responsabilité des pays occidentaux qui vendent du
nucléaire civil à l’Iran. Jean-Louis Bianco, député et codirecteur
de campagne de Ségolène Royal, a dit au nom de cette dernière que
« la France (…) ne peut pas transiger, elle ne doit pas transiger,
elle ne transigera pas avec la sécurité d’Israël qui est la
condition de la stabilité au Proche-Orient. La France est, et
restera à ses côtés dans la lutte contre le fanatisme et contre le
terrorisme ».
Résume de toutes les interventions et photos :
cliquer ici
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Jean-Michel
Casa sur l’Iran
Haaretz et Israelinfos, 14 février
L’ambassadeur de France
en Israël, Jean-Michel Casa, a déclaré : « la France a une position
unie et claire qui a été réaffirmée dernièrement. Aussi loin que
nous sommes concernés, la possibilité que l’Iran ait une bombe
[nucléaire] est totalement inacceptable. C’est une menace pour le
monde, pas seulement pour Israël et la région. »
«La décision de la
Corée du Nord de renoncer à son programme d’armement nucléaire est
la preuve que les pressions diplomatiques et les sanctions
économiques peuvent porter leurs fruits» a déclaré Shimon Pérès qui
a appelé la communauté internationale à ne pas relâcher sa pression
sur l’Iran pour contraindre également ce pays à abandonner son
projet de se doter de l’arme atomique.
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Tsipi Livni
à la conférence de Munich
La
ministre israélienne des Affaires étrangères a prononcé le 9 février
dernier un discours à Munich lors de la Conférence sur la Politique
de Sécurité. Depuis 43 ans, cette conférence réunit ministres,
représentant des forces armées, parlementaires et experts de plus de
40 pays pour débattre de la sécurité européenne et du développement
des relations transatlantiques.
Munich Conference on Security Policy (anglais)
A propos de la menace
iranienne, la ministre a déclaré : « lors de ma première visite à
Auschwitz, je ne cessais de me demander s’il y avait eu un moment
lors duquel les dirigeants eurent une vision claire de la menace qui
grondait et s’ils auraient pu en empêcher les terrifiants résultats.
Maintenant, je crois qu’il y a des moments dans l’histoire où l’on
peut percevoir clairement la menace et je crois que l’on peut éviter
le pire, à partir du moment où nous ne fermons pas les yeux et que
nous sommes prêts à faire ce qu’il faut », précisant que le prix à
payer pouvait être élevé (économiquement notamment), mais qu’il
fallait le payer. « Le monde libre est observé » a-t-elle lancé,
stigmatisant toute hésitation qui sera perçue comme de la faiblesse.
Sur le Proche-Orient,
elle a précisé que les vieux conflits nationaux avaient été
remplacés par des conflits religieux plus globaux, que ce soit le
conflit israélo-palestinien ou même les conflits entre musulmans.
« Ces conflits ne sont pas solubles par des compromis politiques,
car la nature des conflits religieux est que les extrémistes ne se
battent pas pour leur propre droit, mais ils se battent pour priver
es autres de leur droit ».
Aujourd’hui, dit Tsipi
Livni, il n’y a plus un conflit israélo-arabe ou
israélo-palestinien, mais des conflits entre les modérés et les
extrémistes. Et ces derniers n’hésitent pas à exploiter les valeurs
du monde occidental, du monde libre, nos valeurs de tolérance
vis-à-vis de l’autre et notre volonté de combattre pour leurs droits
fondamentaux.
Lire tout le discours (en anglais)
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Camions du
Hezbollah
L’armée libanaise a intercepté le 8 février dernier, sur la route
Damas-Beyrouth, un
camion avec des armes – pistolets, mitrailleuses, roquettes, obus
etc., que le Hezbollah a ensuite revendiqué pour la « résistance »
contre Israël au sud Liban. Les Forces armées libanaises ont refusé
de remettre le camion au Hezbollah, rétorquant que c’étaient
désormais à elles de défendre le Liban comme elles l’ont fait le 7
février dernier (Cf.
Newsletter n°213).
Ces faits, relatés dans des médias libanais (les journaux An-Nahar
et Al-Mustaqbal et la télévision FTV), vont bien sûr à l’encontre de
la
résolution 1701.
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Tsahal
contrecarre un attentat
Ynet, 13 février
Le
mardi 13 février, des soldats israéliens ont identifié deux hommes
armés qui tentaient d’installer des bombes au niveau de la barrière
entre la bande de Gaza et Israël, près du passage de Karni. Un
échange de coups de feu s’en est suivi lors duquel une des bombes a
explosé, tuant l’un des deux hommes armés. Les deux hommes faisaient
partir des Brigades des martyrs d’al-Aqsa. Des Kalashnikov ont
également été retrouvées dans la zone.
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Comité de
coopération économique entre Israël et l’AP
Ynet,
13 février
Des
représentants israéliens et palestiniens ont établi un comité
conjoint afin d’atténuer les restrictions et de développer
l’économie palestinienne. Le député et
vice-ministre de la Défense Ephraïm Sneh a initié une rencontre
mardi dernier entre Israéliens et Palestiniens de haut rang, dans la
résidence de l’Ambassadeur américain en Israël, Richard Jones.
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Lettre d’information du Centre d’Information sur les Renseignements
et le Terrorisme
http://www.terrorism-info.org.il
Dans le cadre du
développement du site Internet, le site en français est désormais en
ligne. Le site comprend tous les articles traduits jusqu’alors en
français, ainsi qu’un moteur de recherche. Pour entrer sur le site,
il suffit de cliquer sur « Français » sur la page d’accueil du site
en anglais ou en hébreu.
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Blessés
palestiniens, hôpitaux israéliens
CNSNews, 9 février
Les affrontements
interpalestiniens ont fait plus de 100 morts et des centaines de
blessés.
L’hôpital Barzilai d’Ashkelon a soigné cette semaine 11
Palestiniens blessés par ces
affrontements. Parmi eux, Tawfik, 23 ans, de Jabaliya dans la bande
de Gaza, a reçu une balle dans la jambe par des tireurs du Hamas.
Hospitalisé à Gaza 19 jours durant, son père, qui parle hébreu pour
avoir travaillé pendant 20 ans à Tel-Aviv, a souhaité qu’il soit
transféré à Barzilai.
L’hôpital Barzilai, le
plus proche de la bande de Gaza (6,8 km à vol d’oiseau – ou à vol de
roquettes…), prend en soin les malades les plus critiques des
territoires palestiniens d’après Ron Lobel, le directeur médical de
l’hôpital, et ce depuis plus de 10 ans. Shlomo Dror, le porte-parole
du gouvernement israélien en charge des activités avec les
Palestiniens, émet des permis d’entrée pour ceux qui demandent un
traitement médical*. Ce sont en général les médecins palestiniens
qui demandent de l’aide à un hôpital israélien. Une fois celui-ci
d’accord, le patient ne doit pas avoir d’antécédent au niveau
sécuritaire pour obtenir un permis d’entrée. L’Autorité
Palestinienne paye pour le traitement médical au même taux que la
sécurité sociale en Israël paye pour un Israélien. Toutefois, si un
Palestinien a été accidentellement blessé par des tirs israéliens
lors d’opérations de contre-terrorisme, sa prise en charge par
Israël est totale.
Dror explique qu’Israël
maintient des connections avec les hôpitaux palestiniens et avec des
fonctionnaires du ministère palestinien de la Santé, mais pas avec
le ministre lui-même, membre du Hamas. Israël tente d’aider les
Palestiniens du mieux qu’il peut, et l’année dernière, environ
80.000 Palestiniens de Cisjordanie et 40.000 de la bande de Gaza
sont venus en Israël pour y recevoir un traitement médical
approprié.
* Certains profitent de
ces mesures humanitaires : en 1995, par exemple, deux terroristes
sont arrivés en Israël en ambulance et ont fait exploser leurs
bombes à une station de bus, tuant 21 Israéliens.
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